Résultats de votre recherche: madagascar

  • Coronavirus : 19 cas confirmés à Madagascar

    Les services de santé dénombrent, ce mercredi 25 mars 2020, 19 malades et 60 personnes placées en observation. 20 des 23 personnes qui avaient fuit la quarantaine ont été retrouvées et sont sous surveillance. Des autorités qui peinent à faire respecter le confinement dans les quartiers populaires

    Madagascar marche sur un fil. Ce pays, grand comme la France et la Belgique réunies, compte plus de 20 millions d'habitants. Dans les villes, la misère et la promiscuité sont des facteurs favorables à la diffusion d'une épidémie. Les autorités en ont conscience et tentent de multiplier les pare-feux. 

    Ce mercredi 25 mars 2020, les autorités sanitaires comptent 19 cas confirmés. 18 d'entre-eux sont asymptomatiques, explique le docteur Marie-Danielle Vololontiana Hanta au Madagascar-Tribune. Le dix-huitième patient a présenté de la fièvre, mais son état a commencé à s'améliorer. 
     

    20 des 23 fuyards retrouvés 


    Les équipes médicales sont, pour l'instant, rassurées par les tests qu'elles effectuent dans la population (NDLR : 1 000 tests par jour). Les personnes porteuses du coronavirus arrivent toutes de l'étranger et seulement quelques proches qu'elles côtoient ont été touchés. 
    La plupart des dernières personnes testées positives au Covid-19 étaient sur le vol MD 051 qui est arrivé à Madagascar le 18 mars 2020. 

    Sur les 23 fuyards, 20 ont été repris et sont confinés. Les trois derniers sont activement recherchés. 
     

    Clients et commerçants n'abandonnent pas les rues 


    Les médecins et les politiques ont beau demander à la population de rester confinée, rien à faire ! Mardi, les rues des quartiers populaires étaient envahies de commerçants ambulants et de clients qui ne se souciaient absolument pas de la menace que faisait peser sur la Grande île le coronavirus. 

    Si cette maladie touche une famille de la banlieue de la capitale, le virus va se répandre comme une trainée de poudre. Le danger est à prendre au sérieu, mais comment se faire entendre et faire respecter les décisions dans des lieux privés du minimum vital ? 
    Interrogée sur les consignes gouvernementales, une cliente explique au Madagascar-Tribune : "Les masques ne sont pas à nos portées, mais nous sommes également obligés de nous rendre ici, parce qu’ici, le riz est à moindre coût "

     

    source: https://la1ere.francetvinfo.fr/reunion/coronavirus-19-cas-confirmes-madagascar-816078.html

    Continuer
  • Madagascar: la crainte d’une pénurie fait s’envoler les prix

    Au dernier décompte du 23 mars au soir, Madagascar recense 17 cas de personnes contrôlées positives au coronavirus. Suite à la déclaration de l’État d’urgence sanitaire, de nouvelles mesures rythment désormais le quotidien de la population. Pour les habitants de la capitale, ces précautions s’accompagnent aussi d’un changement plus insidieux : l’envolée des prix du riz et la difficulté pour en trouver dans certains quartiers.

    Avec notre correspondante à Antananarivo, Sarah Tétaud

    Les mesures annoncées pour empêcher ces hausses de tarifs n’ont pour l’instant pas eu d’impact et cette mère de famille serre les dents. Cela fait trois jours qu’elle écume les marchés, à la recherche de vary gasy, le riz local. Ce matin, inquiète de trouver si peu de vendeurs, elle a dû se résoudre à acheter la céréale à un prix prohibitif : 50% plus cher que d’habitude.

    « Depuis l’annonce de l’arrivée du coronavirus à Madagascar, les prix du riz ont augmenté. Avant c’était 70 000 à 80 000 ariary. Tout d’un coup, c’est 120 000 le sac de 50 kilos. En ce moment, oui, c’est très difficile de trouver du riz. Du sucre, de l’huile, du sel, des choses dont on a besoin toute la journée. Et il n’y a pas que le riz qui soit devenu très cher. Les prix des légumes, des fruits, ça aussi ça a monté d’un seul coup comme ça ! »

     

    Encore 91 000 tonnes de riz en stock

    Face à cette situation, prévisible, le ministère du Commerce a mis en place un numéro de téléphone pour permettre à la population de dénoncer ces pratiques abusives. Au bout du fil, des commissaires et contrôleurs du commerce qui transmettent les informations à l’équipe sur le terrain, explique la ministre de tutelle, Lantosoa Rakotomalala.

    « Pour contrer les hausses inexpliquées des prix, particulièrement des produits de première nécessité –comme le riz, qui est le produit le plus consommé ici- nous avons mis, au niveau du ministère et avec les forces de l’ordre, une brigade mixte qui descend sur le terrain voir tous les marchés pour vérifier deux choses : contre la rétention de stocks et le contrôle de prix. »

    Avertissement, fermeture de commerce, voire même amendes, si des sanctions ont été prises envers les vendeurs spéculateurs pris sur le fait, à en voir la situation sur les marchés, ces mesures restent encore peu dissuasives. Pour rassurer une population qui craint d’ores et déjà une pénurie, le ministère du Commerce a également fait savoir que le pays détenait encore 91 000 tonnes de riz. « Un stock largement suffisant pour tenir 4 mois », d’après les autorités.

     

    source: http://www.rfi.fr/fr/afrique/20200324-coronavirus-%C3%A0-madagascar-la-crainte-dune-p%C3%A9nurie-fait-senvoler-les-prix

    Continuer

Nouveaux Articles

Populaires