Naturels

  • Des forêts commencent à mourir" en France

    Sécheresse : "Des forêts commencent à mourir" en France, alerte une hydroclimatologue

    Pour lutter, il n'y a pas de "solution miracle". Il faut améliorer la qualité des sols "qu'on a dégradée", explique Florence Habets, directrice de recherche au CNRS parce qu'"évidemment personne ne pourra arroser des forêts pour leur permettre de survivre".

    Les forêts françaises commencent à mourir en raison des sécheresses causées par le dérèglement climatique. Photo d'illustration dans les Vosges, le 19 août 2020.
    Les forêts françaises commencent à mourir en raison des sécheresses causées par le dérèglement climatique. Photo d'illustration dans les Vosges, le 19 août 2020. (JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN / AFP)
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    L'épisode de sécheresse gagne du terrain en France, dans le Sud, la vallée du Rhône et le Grand Est. "La situation est assez difficile dans les régions viticoles" et "des forêts commencent à mourir", observe samedi 5 septembre sur franceinfo l'hydroclimatologue Florence Habets, directrice de recherche au CNRS et professeure attachée à l'ENS.

    franceinfo : Quelles régions sont touchées par la sécheresse cet été ?

    Florence Habets : La situation est assez difficile dans les régions viticoles. La sécheresse est très importante dans ces régions depuis plusieurs années, ce qui ne favorise pas une bonne alimentation des plantes en eau et donc une bonne poussée. Cette année, il y a également la vallée du Rhône qui est concernée mais le Grand Est a une particularité parce que ça fait plusieurs années de suite, alors qu'auparavant les sécheresses étaient quand même assez rares. Là, trois années de suite avec des sécheresses, ça devient vraiment problématique notamment pour la forêt. Des forêts commencent à mourir. C'est vraiment un problème. Elles sont beaucoup exploitées de nos jours, donc on a choisi et sélectionné certains arbres qui se trouvent être assez sensibles finalement aux problèmes de sécheresse et puis aux attaques d'insectes. Ces arbres ont besoin d'eau pour lutter contre ces insectes mais comme il n'y a pas assez d'eau, ils n'arrivent pas à lutter. À priori il n'y a pas de solution miracle parce qu'évidemment personne ne pourra arroser des forêts pour leur permettre de survivre.

    Ces sécheresses sont-elles plus graves que celles qui ont déjà eu lieu dans le passé ?

    Dans le passé, iI y a eu aussi des sécheresses et des déficits en pluie comme ça, récurrents, qui ont déjà affecté notre pays. Dans les années 1940 par exemple, post-guerre, on a eu des sécheresses très importantes. La particularité, c'est que maintenant ça se passe aussi avec des températures beaucoup plus chaudes, une atmosphère plus sèche et parfois plus de vent, et tout ça fait que l'efficacité des pluies pour ressourcer les sols, les nappes, les rivières est moindre et donc on a plus de pertes par évaporation et moins d'eau disponible. Avec le dérèglement climatique, il n'y a aucun doute malheureusement que c'est un risque qui va s'accentuer dans le futur. En tant que chercheurs on sait très bien qu'on n'en est qu'au début et que le ressenti va s'accentuer au fur et à mesure.

    En France, on est quand même particulièrement préservés. Tout le sud de l'Europe est un des points les plus marqués par le dérèglement climatique. Ça risque de s'aggraver par la suite. Florence Habets, hydroclimatologueà franceinfo

    Quelles sont les solutions envisageables ?

    Les solutions les plus pérennes seront des solutions assez profondes : améliorer la résistance des productions et puis très certainement améliorer la qualité des sols aussi. On sait que les sols ont été dégradés de plusieurs façons, on a perdu du carbone, de la matière organique, qui permettait aussi d'augmenter la réserve utile de ces sols. On a artificialisé les sols. On a aussi compacté ces sols, et ce n'est pas favorable. En plus, on a des productions agricoles qui aujourd'hui, par rapport aux années 1960, ont des rendements bien meilleurs donc ils consomment plus d'eau. On a aussi une société qui est quand même plus sensible au déficit en eau qu'avant, donc ce sont des contraintes et il faut sans doute travailler sur des méthodes de fond qui vont forcément prendre du temps.

    source https://www.francetvinfo.fr/meteo/secheresse/secheresse-des-forets-commencent-a-mourir-en-france-alerte-une-hydroclimatologue_4095725.html

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  • Morbihan: une mini-tornade passe sur deux villages sans faire de victime

    VU DANS LA PRESSE - Une mini-tornade s'est formée à Langonnet dans le Morbihan samedi 9 mai. Le tourbillon n'a fait que des dégâts matériels.

    Des orages et de fortes pluies se sont abattus samedi 9 mai au soir sur un bonne partie du nord du pays. À Langonnet, ville du Morbihan, les riverains ont pu assister à un spectacle impressionnant. Une mini-tornade s'est formée en début de soirée, ne faisant que des dégâts matériels.

    Selon des propos rapportés par Ouest France, le maire de la ville Christian Derrien a déclaré que cela avait commencé par "un coup de foudre" vers 19h dans le village de Porsalic puis de Penhiel. La région 

    Aucune victime n'est a déploré. En revanche, beaucoup de dégâts matériels. un câble électrique est tombé sur la route départementale qui traverse la commune et plusieurs habitations ont été impactées. Des hangars agricoles ont également été soufflés et emportés par la tornade. Ce qui n'a pas manqué d'impressionner les riverains. Certains ont filmé le phénomène.

    Selon les propos du maire, toujours rapportés par Ouest Francela mini-tornade aurait pourusivi son chemin vers deux autres villages. Vers 21h30, pompiers et gendarmes ont été mobilisés afin d'évaluer l'étendue des dégats.

     

    source: https://www.rtl.fr/actu/meteo/morbihan-une-mini-tornade-passe-sur-deux-villages-sans-faire-de-victime-7800497846

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  • Des dizaines de morts après des inondations dans l'Est de la RDC

    Au moins 46 personnes sont mortes dans les récentes inondations à Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo, où de nombreux autres habitants sont portés disparus ou ont été blessés, ont indiqué mardi des responsables locaux.

    Des dizaines de milliers de personnes ont été touchées par les fortes pluies de jeudi et samedi avec des inondations qui ont détruit “15.000 maisons”, s’est alarmé mardi le Haut commissariat aux réfugiés (HCR) de l’ONU.

    Dans la ville d’Uvira, enclavée entre le lac Tanganyika et une chaîne de montagnes, “le bilan actualisé est de 30 morts, mais c’est encore très provisoire car il y a encore des gens coincés dans les décombres”, a déclaré le maire-adjoint, Kapend Kyky Kifara, à un correspondant de l’AFP.

     

    “Il faudra même des semaines pour retrouver les disparus”, a-t-il ajouté.

    “En territoire d’Uvira, c’est-à-dire dans les périphéries de la ville, nous enregistrons pour le moment 16 morts et 3.600 maisons détruites”, a ajouté l’administrateur du territoire (responsable politico-administratif), Alexis Rashidi Kasangala.

    “Les inondations ont endommagé plus de 15.000 maisons”, a avancé mardi un porte-parole du HCR depuis le siège de cette agence onusienne à Genève.

    Le HCR travaille “avec les autorités locales et ses partenaires pour assister immédiatement quelque 80.000 personnes touchées par les inondations”.

    Le bilan pourrait être encore plus lourd dans cette région “déjà frappée par des années d’insécurité et de conflits”, a ajouté ce porte-parole, Andrej Mahecic.

    Des Casques bleus pakistanais en poste à Uvira ont participé à des opérations de sauvetage, a indiqué sur Twitter la Mission des Nations unies au Congo (Monusco), avec des photos et des vidéos montrant d’impressionnants flots d’eau boueuse.

    Le gouvernement central de Kinshasa a envoyé sur place une forte délégation, ce qui a provoqué des réticences de la part des représentants de la société civile qui s’inquiètent de la propagation du Covid-19.

    Les pluies ont touché les voies de circulation autour de cette ville enclavée, qui dépend pour ses échanges du Burundi voisin et de la capitale provinciale Bukavu à travers la plaine de la Ruzizi.

    “Tous les ponts qui nous lient à Bukavu ont été emportés. On craint la faim et la soif”, a déclaré à l’AFP l‘évêque d’Uvira, Mgr Sébastien Muyengo.

    Selon lui, la ville a subi à la fois les eaux qui descendent des plateaux “avec la boue et les pierres”, et la montée du lac Tanganyika.

    Le déboisement et les “constructions anarchiques” ont alourdi les conséquences des inondations, selon l’homme d’Église.

    Le prix Nobel de la paix 2018, le gynécologue Denis Mukwege, a adressé un message de condoléances aux habitants d’Uvira, depuis Bukavu où se trouve sa clinique de Panzi.

     

    source: https://fr.africanews.com/2020/04/22/des-dizaines-de-morts-apres-des-inondations-dans-l-est-de-la-rdc/

     

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  • Inondations: l'Espagne et la France touchées par des intempéries

    Sous l’influence d’une dépression positionnée en Méditerranée, un important épisode pluvieux a touché la Catalogne mais aussi le sud-est de la France, provoquant des inondations.

    Nous ne sommes pas en automne et pourtant, de fortes pluies ont touché les régions proches de la Grande Bleue ces derniers jours, en liaison avec la présence d’une petite dépression entre les Baléares et la Sardaigne, appelée également « goutte froide ». Plus courante au cours de l’automne qu’au printemps, cette situation a généré d’importants cumuls de pluie et par endroits quelques inondations.

    C’est en Espagne que les inondations ont été les plus nombreuses, et en particulier dans la région de la Catalogne qui avait été placée en alerte orange par les services météo espagnols. Plusieurs routes ont dû être coupées à la circulation en raison des rivières en crue, d’importants ruissellements sous les plus fortes intensités voire même d’éboulements ou de glissements de terrains.

    À Barcelone, la station météorologique installée dans l’enceinte de l’aéroport a enregistré un cumul de pluie de 81,1 mm sur la journée de mardi, battant ainsi le précédent record de pluie en 24h qui datait du 22 avril 1971 avec 78,5 mm. Alors que la journée de dimanche avait également été très pluvieuse, avril 2020 voit son cumul atteindre 260 mm et devient d’ores et déjà le mois d’avril le plus pluvieux dans la capitale de Catalogne depuis l’ouverture de la station en 1924 (ancien record : 169 mm en avril 1969).

    S’il est tombé l’équivalent de 4 mois de pluie en 72h en Catalogne, les pluies ont également été copieuses dans le sud-est de la France, que ce soit sur la façade orientale de la Corse ou dans le Roussillon. Localement, les cumuls ont atteint près de 250 mm en moins de 3 jours, particulièrement dans les Pyrénées-Orientales, comme du côté de Banyuls-sur-Mer, d’Argelès-sur-Mer ou de Cerbère. Plusieurs cours d’eau tels que le Tech, la Têt, la Massane ou la Baillaury ont débordé et provoqué quelques inondations. L’île de beauté a reçu, quant à elle, l’équivalent de deux mois de pluie avec des conséquences toutefois très limitées.

    Si ces pluies ont localement généré des inondations dans le département des Pyrénées-Orientales, la situation devrait très rapidement s'améliorer ces prochaines heures avec le retour d'un temps sec et ensoleillé.

     

    source: https://www.tameteo.com/actualites/actualite/episode-mediterraneen-inondations-et-records-de-pluie-en-espagne.html

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  • Chine: un séisme de magnitude 5,6 frappe le Sichuan

    Un séisme de magnitude 5,6 a frappé, mercredi à 20h23 (heure de Beijing), le district de Shiqu de la préfecture autonome tibétaine de Garzi, dans la province chinoise du Sichuan (sud-ouest), selon le Centre du réseau sismique de Chine.

    Qin Liuxin, directeur adjoint du bureau de gestion des urgences de Shiqu, a déclaré qu'aucune victime et aucun effondrement de maisons n'avaient été signalés, et que l'électricité et la communication n'ont pas été interrompues. Des responsables avaient été dépêchés pour évaluer la situation dans les villages et les bourgs.

    Selon un habitant de Shiqu, de légères secousses ont été ressenties, et les plafonniers ont légèrement tremblé pendant le séisme.

    Le séisme a frappé à une profondeur de 10 km. Le gouvernement local a déclaré que l'épicentre était peu peuplé et que les régions environnantes se trouvaient à une altitude moyenne de 4.661 mètres.

    L'épicentre se trouve à 77 km de Shiqu et à 559 km de Chengdu, la capitale provinciale. Le bureau des transports routiers de Garze a déclaré que la circulation locale n'était pas affectée par le séisme.

    Le bureau provincial de gestion des urgences a lancé une intervention d'urgence de troisième niveau et a envoyé une équipe de travail pour guider les efforts de secours dans la région touchée.

     

    source: http://french.china.org.cn/china/txt/2020-04/02/content_75890062.htm

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