Naturels

  • Sécheresse en Afrique australe : ce signal fort du changement climatique

    VIDÉO. La COP25 vient de se terminer sur une note morose et l'Afrique australe voit le manque d'eau persister avec de graves conséquences économiques.

    Le manque d'eau est une realite autant en ville que dans les campagnes. Ici, une ecoliere au nord-ouest de Durban.

    Le manque d'eau est une réalité autant en ville que dans les campagnes. Ici, une écolière au nord-ouest de Durban.

    Elles ont perdu de leur superbe. Les chutes Victoria, à cheval entre le Zimbabwe et la Zambie, ne rugissent plus. Le Zambèze, qui se jette dans un canyon de 100 mètres de profondeur et qui s'étale sur un couloir de 1,7 km, a perdu la moitié de son débit, selon le ministère de l'Environnement du Zimbabwe. C'est un symbole frappant, alors que la COP25 s'achève à Madrid.

    Les chutes Victoria, inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco, mesurent 108 mètres de hauteur et s'étendent sur presque deux kilomètres. La photo date du 13 novembre 2019.

    © Zinyange Auntony / AFP

    Un symbole qui rappelle que les conséquences du changement climatique ne sont pas forcément à l'horizon 2050. Chaque année, un million de touristes se rendent sur ce site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. Le président zambien, Edgar Lungu, évoque même la possibilité que les chutes disparaissent à terme. Chaque année au cours de la saison sèche, le débit se ralentit, mais « c'est la première fois que nous voyons ça », raconte à Reuters Dominic Nyambe, un vendeur de souvenirs installé à Livingstone, en Zambie, non loin du site.

    L'Afrique australe est particulièrement affectée par le réchauffement climatique. Selon les scientifiques du Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), les températures augmentent deux fois plus rapidement dans cette région que dans le monde. La saison sèche est arrivée bien plus tôt, dès le mois de juin. La sécheresse s'installe et brûle les cultures, menace la vie des habitants, des animaux et ébranle les économies. Selon les Nations unies, 45 millions de personnes auront besoin d'une aide alimentaire dans les prochains mois en Afrique australe. La prochaine récolte n'est attendue que pour avril.

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    Insécurité alimentaire

    La situation est particulièrement préoccupante au Zimbabwe, confronté à la pire crise alimentaire depuis plus d'une décennie. À la catastrophe climatique s'ajoute un contexte économique très sombre : « une grave pénurie de devises étrangères, une inflation galopante, un chômage croissant, une pénurie de carburant, des pannes d'électricité prolongées et des pertes de bétail à grande échelle », détaille le Programme alimentaire mondial (Pam). Plus de cinq millions d'habitants en zone rurale pourraient être touchés par une pénurie alimentaire, selon l'ONU. Dans le pays voisin, en Zambie, plus de deux millions de personnes se trouvent déjà en situation d'insécurité alimentaire.

     

    En Namibie, dans l'est du pays, l'eau n'est pas tombée depuis… deux ans ! Les autorités ont déclaré l'état de catastrophe naturelle en mai dernier. Selon les régions, c'est la pire sécheresse enregistrée depuis 60 à 90 ans. Dans ce vaste pays aride, les fermiers sont les premiers impactés. Le bétail meurt, de faim, de soif. Les pertes étaient estimées à plus de 60 000 têtes de bétail en octobre dernier, selon le ministre de l'Agriculture, Alpheus ǃNaruseb. Les bêtes survivantes, décharnées, n'ont plus de valeur marchande. Des fonds ont bien été distribués à hauteur de 131 millions de dollars namibiens (8 millions d'euros) pour les populations affectées et 16,6 millions de dollars namibiens (un million d'euros) pour le fourrage destiné au bétail. Mais cela reste insuffisant pour les fermiers et les populations autochtones.

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    La faune en danger

    Si les hommes souffrent, les animaux sauvages sont aussi victimes de la sécheresse. Plus de 200 éléphants sont morts en moins de deux mois, selon l'Autorité zimbabwéenne de gestion de la faune sauvage et des parcs nationaux. Et ce sont les plus remarquables, leurs carcasses se voient de loin. Presque tous les animaux sont touchés – girafes, bisons, impalas –, mais aussi les oiseaux qui meurent de la sécheresse. Le Zimbabwe entend déménager d'une de ses principales réserves, Save Conservancy, plusieurs centaines d'animaux sauvages, dont des éléphants, et les reloger dans trois autres sites. Difficile à imaginer dans un pays qui manque de moyens financiers et où la sécurité alimentaire n'est pas assurée pour les populations.

    En Namibie, le pays avait opté pour une autre solution : vendre un millier d'animaux sauvages aux enchères, pour limiter les pertes et récolter des fonds (environ un million d'euros attendus), afin de préserver les différentes espèces. Cette annonce faite par le ministère de l'Environnement en juin dernier reste difficile à réaliser quand les acheteurs ne se bousculent pas et qu'envoyer des éléphants libres dans des zoos à l'autre bout du monde reste aussi très discutable moralement. Ce paradis des amateurs de safaris haut de gamme est menacé. Et les revenus de ce tourisme de luxe aussi.

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    Restrictions d'eau

    L'eau manque partout. Dans les villes aussi. L'Afrique du Sud, déjà échaudée, a mis en place fin octobre des restrictions d'eau « pour éviter le redoutable phénomène du jour zéro », a affirmé Lindiwe Sisulu, ministre de l'Habitat et de l'Eau. Les niveaux des barrages ont chuté de 10 à 60 % par rapport à 2018, selon un rapport du département des eaux. Les pluies, elles, « ne sont pas attendues avant décembre », avait-elle déclaré. En 2018, la ville du Cap avait frôlé le jour zéro, celui où l'eau du robinet est coupée. Ce n'est que grâce à des réductions drastiques et de bonnes précipitations en mai et juin, permettant aux niveaux des barrages de remonter, que le pire a été évité. En juin 2018, les autorités ont pu lever l'état de catastrophe naturelle.

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    Pour faire face à des situations de pénurie qui deviennent récurrentes, le gouvernement sud-africain a lancé début décembre son Plan directeur de l'eau et de l'assainissement, avec une enveloppe prévue de 900 milliards de rands sud-africains (55 milliards d'euros) sur dix ans. Ce plan doit permettre d'améliorer le service public de l'eau potable en explorant d'autres sources d'approvisionnement et notamment le dessalement, un processus qui consiste à pomper de l'eau de mer, à la traiter par osmose inverse afin d'obtenir de l'eau potable. Malheureusement, ce procédé relativement coûteux est aussi énergivore. Il consomme une quantité importante d'électricité, or le pays est aussi victime d'importantes coupures d'électricité dues au manque d'eau dans les barrages et aux difficultés de la société nationale d'électricité Eskom.

    Enfin, le traitement et la réutilisation des eaux usées, déjà pratiqués notamment pour l'irrigation, devraient être plus largement développés, pour une concurrence moins rude entre les besoins agricoles, notamment viticole dans la province du Cap, et les besoins des habitants des villes.

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  • Changement climatique : le Cap-Vert durement touché 2020

    L'archipel fait face à l'une des pires sécheresses. Le gouvernement vient de décréter l'urgence hydrique et annonce des mesures de restriction d'eau.

    Le Cap-Vert est un pays vulnerable aux phenomenes naturels, notamment aux secheresses.

    Le Cap-Vert est un pays vulnérable aux phénomènes naturels, notamment aux sécheresses.

    La sécheresse semble avoir atteint un seuil critique au Cap-Vert. Le pays fait face à une sécheresse préoccupante. Aucune précipitation n'est apparue depuis trois ans dans plusieurs localités comme l'île de Santiago avec des impacts directs sur la santé, l'agriculture et l'économie. À tel point que le gouvernement du Cap-Vert a décrété mardi 7 janvier une urgence hydrique dans l'ensemble du pays. Il faut souligner que l'eau est déjà rare au Cap-Vert, un archipel volcanique situé au large de la côte ouest de l'Afrique peuplé de 520 000 habitants. La crainte est de voir le changement climatique exacerber encore plus le problème. Le gouvernement tente tant bien que mal d'agir, mais il est bien seul car le Cap-Vert est sorti en 2008 de la catégorie des pays en voie de développement pour entrer dans le cercle des États à revenu intermédiaire. En conséquence, il ne bénéficie plus du même appui financier qu'auparavant, ce qui complique sa tâche dans l'adaptation au changement climatique. Les épisodes extrêmes s'enchaînent au point que le gouvernement scrute mois après mois le ciel.

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    Des données de pluviométrie inquiétantes

    Selon le journal officiel, les volumes de précipitations ne se sont pas rétablis dans les principaux réservoirs du pays et la disponibilité de l'eau dans ces infrastructures n'est « pas satisfaisante ». Le même document indique également que l'irrégularité des précipitations au Cap-Vert est aggravée par des situations fréquentes de pénurie d'eau pour la consommation humaine et l'utilisation en agriculture, ce qui justifie le besoin urgent de mesures pour permettre une gestion adéquate de l'eau dans l'archipel. En effet, l'agriculture représente un peu moins de 10 % du Produit intérieur brut du Cap-Vert, mais plus de 30 % de la population en dépendent pour survivre. En conséquence, selon le journal, le ministre de l'Agriculture et de l'Environnement est autorisé à adopter les mesures réglementaires et administratives nécessaires ou appropriées pour minimiser l'urgence hydrique.

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    Le gouvernement a déclaré en outre que pendant la période d'urgence hydrique, des restrictions sur l'utilisation de l'eau peuvent être imposées. Quant aux bonnes pratiques, le journal préconise la diffusion massive du Manuel de bonnes pratiques pour la gestion et la prévention des conflits d'utilisation de l'eau ainsi que l'évaluation temporaire et périodique, au moins deux fois par an, de la disponibilité en eau des puits et autres sources hydriques. Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Énergie a expliqué qu'« au Cap-Vert, quand ce ne sont pas les eaux de pluie qui détruisent les infrastructures et les efforts entrepris depuis plusieurs années, c'est la sécheresse extrême qui menace la survie des familles, en particulier celles qui vivent de l'agriculture et de l'élevage. Et c'est ce qui nous arrive depuis 2017, nous faisons face à l'une des pires sécheresses de ces 36 dernières années. » Le Cap-Vert a fait un bond de géant en accélérant les projets dans les énergies renouvelables. Aujourd'hui, 25 % de l'énergie du pays vient du vent ou du soleil. Mais pas de l'eau. Il y a neuf usines de désalinisation de l'eau de mer dans l'archipel. Mais elles fonctionnent toutes grâce au pétrole. Le coût de l'eau produite revient beaucoup trop cher pour les agriculteurs.

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    37 % de la population affectée

    Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la sécheresse qui sévit depuis trois années consécutives affecte actuellement 37 % de la population, a déclaré fin décembre la directrice générale de l'agriculture, Eneida Rodrigues. « Selon les données, 37 % de la population est affectée par la crise de sécheresse depuis trois années consécutives. Ce sont des gens qui vivent de l'agriculture et de l'élevage, à la fois en termes de production et également de commerce de la production agricole », a-t-elle expliqué.

    Selon elle, ses services travaillent non seulement pour atténuer la mauvaise année agricole, mais aussi pour la résilience des familles les plus défavorisées et du pays dans son ensemble. « Nous travaillons donc sur la mobilisation de l'eau, en nous concentrant sur le dessalement de l'eau saumâtre, la réutilisation sûre des eaux usées dans l'agriculture, l'amélioration de la gestion de l'eau, la réduction des pertes et l'utilisation du système qui favorise l'utilisation la plus efficace de l'eau dans l'agriculture », a indiqué Mme Rodrigues.

     

    D'après elle, au niveau de l'élevage, des travaux sont effectués sur le quota d'animaux, non seulement pour faire face à la crise, mais aussi en tant que mesure de protection de l'environnement. Par ailleurs, Eneida Rodrigues a noté pour le moment une certaine amélioration du comportement des agriculteurs et des éleveurs. « Au niveau des éleveurs, nous remarquons qu'ils adhèrent au programme de quota animal et fournissent également des aliments complémentaires qui sont les aliments pour améliorer l'alimentation du bétail. Les agriculteurs ont également compris que l'eau doit être économisée », a-t-elle ajouté.

    source https://www.lepoint.fr/afrique/changement-climatique-le-cap-vert-durement-touche-08-01-2020-2356913_3826.php

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  • Inondations, coulées de boue mardi 29 05 2018

    Inondations, coulées de boue, toits en feu : les orages ont causé des dégâts dans plusieurs départements

    Des coulées de boue en Normandie et dans la Somme

    Les violents orages qui ont touché de nombreux départements français depuis lundi ont fait de nombreux dégâts matériels. Ils ont aussi provoqué des coulées de boue, des inondations et des incendies. La vigilance est levée partout ce mardi matin.

    Dans le sud du département de la Manche, la commune de Marcilly a été traversée par un important torrent de boue. Un couple a dû être relogé. La mairie était en discussion avec la préfecture pour que l'incident soit classé en catastrophe naturelle. Dans l'Orne, une coulée de boue a été observée sur la route départementale entre Alençon et Essay, et 200 foyers ont été privés d'électricité sur le secteur de Vimoutiers. Dans l'Eure, les intempéries ont provoqué des inondations de cave, mais aussi quelques toitures arrachées

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  • Memecyle tinctorial

    Quelles plantes utiliser pour créer une teinture végétale ?

    À peu près toutes, car il n’y a pas vraiment d’impossibilité à obtenir des couleurs à partir de végétaux. 

    Les racines, les feuilles, l’écorce, le bois des plantes contiennent toujours en plus ou moins forte proportion des substances qui, oxydées à l’air, peuvent former de la matière colorante. 

    Le rouge d’une fleur ne donnera pas automatiquement une teinture rouge. 

    Il ne faut surtout pas croire que la teinte d’une fleur ou d’une feuille puisse se fixer ou se reproduire exactement ; ainsi, une magnifique inflorescence rouge vif peut très bien ne donner qu’un médiocre marron verdâtre alors qu’une discrète fleurette blanchâtre fournit un jaune orangé éclatant ou une racine bistre un bleu intense. 

    Selon la préparation, un même végétal peut donner une infinité de nuances. 

     

    Trois modes de préparation différents des plantes tinctoriales :

    Infusion 

    Elle convient surtout pour les parties ligneuses des plantes (racines, écorces, bois) et pour certaines feuilles dures. 

    Elle consiste à plonger les plantes dans de l’eau froide puis à les faire bouillir à l’air libre plus ou moins longuement. 

    Il faut ensuite passer le bouillon, qui est d’autant plus colorant que le volume de plantes est important par rapport au volume d’eau.

    Décoction 

    Elle consiste à plonger la plante fraîche ou séchée dans de l’eau préalablement chauffée (ou même, quelquefois, dans de l’eau froide) et à laisser agir quelque temps, de façon que les sucs s’expriment dans la masse de liquide. 

    Macération 

    Elle se pratique toujours à froid. On l’emploie pour tous les végétaux dont on veut ramollir les tissus. Par commodité, on la fait souvent précéder de quelques heures de décoction. Les plantes demandent ainsi une plus petite durée d’ébullition.


    En savoir plus sur http://plandejardin-jardinbiologique.com/plante-tinctoriale-teinture-bio.html#PHorjDhd9xgZ48r7.99
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