Coronavirus France

  • Confinement: courses, rendez-vous… jusqu’où peuvent aller les forces de l’ordre lors d’un contrôle ?

    Alors que les amendes pour non-respect du confinement se multiplient, retour sur ce que policiers et gendarmes ont le droit, ou pas, de vous demander.

    Les amendes pour non-respect des règles du confinement tombent comme à Gravelotte depuis quelques jours en France. Elles se chiffrent à plusieurs centaines de milliers et près de 25 000 rien qu’à Paris. Il est utile de rappeler que depuis le 17 mars à midi, il est interdit de sortir de chez soi sauf dans quelques cas bien précis et à condition d’être muni de l’attestation correctement remplie. Sinon, en cas de contrôle par les forces de l’ordre, vous risquez une amende de 135 euros (200 euros si vous récidiviez dans les quinze jours).

    Mais dans ce contexte extraordinaire qui devient notre ordinaire, une question se pose au citoyen lambda, qui depuis le début de la crise a vu les conditions de sortie changer régulièrement. Qu’est-ce que les forces de l’ordre ont le droit ou pas de faire lors des contrôles ? Ont-ils le droit de décider ce qu’est un achat de première nécessité ? Ou de fouiller votre sac pour voir ce que vous avez acheté ? Ou encore de demander la raison d’une consultation médicale ? Explications.

    Peuvent-ils connaître le détail de vos achats ?

    Le décret gouvernemental datant du 23 mars autorise les déplacements pour effectuer « des achats de fournitures nécessaires à l’activité professionnelle et des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées ». Il ne précise pas ce que sont les produits « de première nécessité », donc il n’est pas possible, nous confirme le service de communication de la police nationale, de verbaliser quelqu’un qui aurait seulement acheté des bouteilles de sodas.

    « Très honnêtement, nos contrôles s’appliquent au mode de consommation actuel donc a priori, acheter des bouteilles de sodas ce n’est pas un motif de verbalisation. Il n’y a pas d’application stricto sensu de notion de première nécessité », nous confirme Linda Buquet, du syndicat Synergie officiers, au sein de la préfecture de olice de Paris. «On n’en est pas à faire de distinction entre une baguette aux céréales ou une marque de fromages », insiste-t-elle.

    Peuvent-ils fouiller un sac ?

    Comme d’habitude, « les forces de l’ordre ont le droit de faire les premières vérifications sommaires, et dans les gares et lieux publics, elles peuvent fouiller si elles estiment qu’un individu présente un danger potentiel. En dehors de ça, les policiers peuvent regarder à l’intérieur d’un véhicule par la vitre ou d’un sac qu’on leur présente, mais pas fouiller. Car sinon, ce serait assimilé à une perquisition », nous explique Célandine Rigoulot, avocate au barreau de Paris.

    « La première règle, c’est qu’on est toujours astreint au code pénal et au code de procédure pénal, on n’augmente pas nos pouvoirs », tient également à rappeler la représentante syndicale. « L’article 78-2 du code procédure pénal s’applique toujours, et à moins d’un motif sérieux, on n’a pas à regarder dans le sac à main ou sac à dos d’une personne contrôlée » explique la policière.

    Sur cette question, le service communication de la police tient à rappeler que « si un policier suspecte un délit ou début de crime, il peut fouiller la personne dans le cadre d’une éventuelle interpellation ».

    Peuvent-ils juger de la pertinence d’un rendez-vous médical ?

    Si vous devez vous rendre à un rendez-vous médical qui n’a pas pu être décalé, les forces de l’ordre n’ont pas à en connaître les détails. Le secret médical, qui est aussi un droit du patient depuis la loi de mars 2002, s’applique, selon un avocat consulté par Le Parisien et le service de communication de la police nationale.

    Y a-t-il des abus ?

    Concrètement, « la verbalisation s’applique en majorité à ceux qui ne sont pas porteurs de l’attestation ou de leur pièce d’identité», assure Linda Buquet. Contacté, le ministère de l’Intérieur nous assure qu’il a été demandé aux forces de l’ordre «d’être strict tout en faisant preuve de discernement sur le terrain». Et pourtant, sur les réseaux sociaux, fleurissent des témoignages de citoyens verbalisés a priori abusivement. Un internaute les a même recensés ici.

     

    Pourquoi tous ces ratés ? « Depuis le début du confinement, il faut reconnaître que le cadre n’était pas très précis, analyse Célandine Rigoulot. La loi va s’adapter. Mais dans la réalité et dans de nombreuses situations, il y a un flou. » La loi n’englobant pas tous les cas de figure, les forces de l’ordre, sur l’instant, vont prendre une décision, qui pourra ensuite être contestée. « Il faut donc penser à garder le plus de preuves possible pour votre contestation, tickets de caisse, témoignages, photos » précise l’avocate.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/coronavirus/confinement-courses-rendez-vous%e2%80%a6-jusquo%c3%b9-peuvent-aller-les-forces-de-lordre-lors-dun-contr%c3%b4le/ar-BB1252cB?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Confinement: une attestation de déplacement dérogatoire numérique sera disponible sur smartphone "dès le 6 avril"

    Le ministre de l'Intérieur a déclaré que l'exécutif voulait "donner un peu de souplesse avec cet outil" aux Français.

    Les Français pourront bientôt présenter leur attestation de déplacement dérogatoire sur smartphone. Le ministre de l'Intérieur annonce au Parisien, jeudi 2 avril, la mise en place "d'une attestation numérique en complément du dispositif papier". Elle sera utilisable à partir du lundi 6 avril. "Le service sera accessible en ligne, sur le site du ministère de l'Intérieur et du gouvernement, a précisé Christophe Castaner. Désormais, les Français se sont approprié les règles du confinement, il convient donc de leur donner un peu de souplesse avec cet outil."

    Depuis l'entrée en vigueur en France du confinement, il faut impérativement avoir l'attestation de sortie dérogatoire sur soi en cas de sortie. Mais jusqu'ici, seule la version papier était acceptée en cas de contrôle. Pour utiliser la version numérique, il faudra remplir le formulaire sur son smartphone "afin de le présenter aux policiers grâce à un QR Code". "Nous n'avons pas voulu d'une application comme celles que nous avons vu fleurir lors des premiers jours du confinement, car il y avait un risque de piratage des données", précise le ministre de l'Intérieur.

     

    Ce format permettra par ailleurs de "lutter contre la fraude", selon Christophe Castaner. "Il faudra préciser votre heure de sortie, mais l'heure à laquelle vous avez édité le document sera accessible aux policiers. Cela évitera que des personnes remplissent l'attestation uniquement à la vue d'un contrôle de police, a-t-il détaillé dans les colonnes du ParisienEt grâce au QR code, les policiers et les gendarmes n'auront pas besoin de prendre le téléphone en main, il leur suffira de scanner l'écran."

     

    source:https://www.msn.com/fr-fr/actualite/coronavirus/confinement-une-attestation-de-d%c3%a9placement-d%c3%a9rogatoire-num%c3%a9rique-sera-disponible-sur-smartphone-d%c3%a8s-le-6-avril-annonce-christophe-castaner/ar-BB125i1d?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Coronavirus: des médicaments livrés chez vous pour un euro, le nouveau service de La Poste

    CONFINEMENT - Les livreurs respecteront les règles sanitaires avec des livraisons « sans contact »

    La Poste a annoncé ce mardi avoir noué un partenariat avec le réseau Aprium Pharmacie et le spécialiste de la livraison Stuart. Objectif : proposer un tout nouveau service de livraison de médicaments baptisé Aprium Express.

    Pour un euro seulement, il est désormais possible de se faire livrer des médicaments chez soi en moins de deux heures, rapporte BFM TV. La livraison est même gratuite pour le personnel soignant.

    Pour les personnes les plus fragiles

    Ce service est disponible pour le moment à Paris et sa proche banlieue, Toulouse, Saint-Etienne, Lille, Le Havre, Limoges et Villeurbanne. Il est destiné « aux personnes les plus fragiles, comme celles qui sont atteintes de maladies chroniques, qui sont parmi les plus à risques face au Covid-19, afin de leur fournir les traitements ou de médicaments tout en limitant leurs déplacements », explique Aprium Pharmacie dans un communiqué relayé par BFM TV.

    Concrètement, les personnes qui en ont besoin peuvent commander en ligne en se rendant sur le site d'Aprium. Ensuite, un facteur ou un coursier vient chercher l’ordonnance du bénéficiaire puis récupère la commande chez un pharmacien et livre les médicaments.

    Le tout en moins de deux heures et en respectant les règles sanitaires avec une livraison « sans contact » pour éviter la propagation du virus.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/coronavirus/coronavirus-des-m%c3%a9dicaments-livr%c3%a9s-chez-vous-pour-un-euro-le-nouveau-service-de-la-poste/ar-BB121pQ3?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Coronavirus: 5.000 places d'hôtel supplémentaires ouvertes pour les sans-abri

    Plus de 5.000 places supplémentaires sont désormais mobilisées dans les hôtels pour héberger les sans-abri pendant l'épidémie de nouveau coronavirus, et 40 sites de confinement sont actuellement prêts à accueillir des SDF malades du covid-19, a annoncé dimanche le ministère du Logement.

    Le dispositif lancé en faveur des sans-abri "s'est fortement accéléré ces derniers jours et la montée en charge se poursuit", a fait savoir dans un communiqué le ministère, qui investit 50 millions d'euros supplémentaires pour augmenter les capacités d'hébergement d'urgence en temps de crise. Il y a huit jours, 2.000 places d'hôtel supplémentaires et trois centres de confinement étaient opérationnels.

    La France compte désormais 40 centres d'hébergement médicalisés de ce genre, qui accueillent des sans-abri atteints par le covid-19 mais dont l'état ne nécessite pas d'hospitalisation. Soit "1.300 places disponibles" pour des SDF malades, "dans l'ensemble des régions métropolitaines hormis la Corse et à Mayotte", selon le communiqué.

    Actuellement, "un peu plus de 600 cas" de SDF contaminés sont recensés dans l'ensemble des centres d'hébergement d'urgence en France, qui comptent 157.000 places au total, a précisé le ministère à l'AFP.

    Alerte sur le "manque de masques"

    La Fédération des acteurs de la solidarité (FAS), qui rassemble l'immense majorité des associations gestionnaires de ces centres, recense elle "environ 900 personnes malades", a expliqué son directeur général Florent Guéguen.

    S'il salue l'effort déjà réalisé par l'Etat grâce au plan pour mobiliser le parc hôtelier, il souligne l'urgence d'aller plus loin.

    "Il faudrait plusieurs dizaines de milliers de places supplémentaires pour proposer un confinement généralisé" aux sans-abri, évalue-t-il. "Il y a au moins 10.000 places d'hôtel disponibles aujourd'hui dans la France entière avec l'arrêt des déplacements touristiques. (...) C'est très important de mobiliser cette offre tout de suite. Il faut que la montée en puissance continue."

    La FAS alerte également sur le "manque de masques" pour protéger les travailleurs sociaux dans les centres d'hébergement. "C'est ce qui va nous permettre de maintenir les centres d'hébergement ouverts, parce que si les salariés sont contaminés, il y a des centres qui vont fermer", craint M. Guéguen.

    Selon lui, "la baisse d'effectifs salariés dans les centres d'hébergement est de 30 à 40%, entre les gens malades et ceux qui doivent garder leurs enfants."

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/finance/entreprises/coronavirus-5000-places-dh%c3%b4tel-suppl%c3%a9mentaires-ouvertes-pour-les-sans-abri/ar-BB11TFAZ?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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  • Coronavirus: plus de 3 000 décès en France dont 418 en 24 heures

    Ce lundi soir, après quatorze jours de confinement sur le territoire, le bilan officiel des victimes du Covid-19 est de 3 024 morts.

    Ce week-end, la France a encore connu une augmentation sensible du nombre de décès sur son territoire. En ce 14e jour de confinement et début du pont aérien depuis la Chine pour faire venir du matériel de santé, l’épidémie continue de croître dans l’Hexagone.

    Ce lundi soir, le bilan officiel de la direction générale de la Santé (DGS), énoncé par Jérôme Salomon, le directeur général de la Santé, fait état de 418 nouveaux décès dans les hôpitaux ces dernières 24 heures, soit 3 024 morts à ce jour dans l’Hexagone.

    Le nombre total de personnes hospitalisées est désormais proche de 21 000 (+1 592 depuis dimanche) dont un très fort afflux de cas lourds en réanimation (+ 424) où sont admis à ce jour 5 056 patients. « La capacité de réanimation sont montés à 10 000 lits » à ajouter Jérôme Salomon. «Nous pouvons encore accueillir des patients en réanimation » a-t-il souligné en félicitant les personnels de santé qui ont réussi à s’adapter. Par ailleurs, 7 924 personnes sont également sorties guéries de l’hôpital.

    Pour la région Ile-de-France, désormais la plus impactée et qui s'attend à un « pic » cette semaine, 954 décès ont été comptabilisés dans les hôpitaux (+147) et 1.792 personnes ont été placées en réanimation (+124); 597 nouveaux patients ont été hospitalisés portant leur nombre total à 7 689. Le Grand Est qui a été la première région fortement touchée, enregistre lundi soir 3 950 hospitalisations, dont 844 en réanimation et 917 décès à l'hôpital.

     

    source: https://www.msn.com/fr-fr/actualite/coronavirus/coronavirus-plus-de-3-000-d%c3%a9c%c3%a8s-en-france-dont-418-en-24-heures/ar-BB11VuHF?li=AAaCKnE&ocid=UP97DHP

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