Empoisonnement

  • Roundup Roundup

    Qu'est-ce-que le Roundup Roundup est le nom commercial d'un herbicide mis sur le marché en 1974 et produit par la société américaine Monsanto. C'est un herbicide non sélectif, censé détruire toutes les plantes et à action systémique, c'est-à-dire qu'il est véhiculé par la sève dès lors qu'il est pulvérisé sur les feuilles, même si toutes les feuilles ne sont pas atteintes par le produit. Sa substance active est le glyphosate, qui a beaucoup fait parler de lui. Afin qu'il puisse pénétrer dans la plante, on lui adjoint un tensioactif ou surfactant pour permettre au produit de mieux adhérer aux feuilles. Le produit est alors véhiculé jusqu'au lieu de croissance de la plante, qu'il s'agisse des tiges, des feuilles ou des racines. Le glyphosate bloque alors la synthèse de certains acides aminés, et la plante meurt. Depuis 2017, la marque Roundup propose aussi des désherbants à base d’acide pélargonique qui par action de contact brule la mauvaise herbe. Roundup : l'histoire d'un succès mondial Le glyphosate a été inventé par un chimiste suisse en 1950, mais ce n'est que 20 ans plus tard qu'on lui reconnaît des propriétés herbicides. Le Roundup a d'abord été commercialisé en Malaisie, pour la culture de l'hévéa puis en Angleterre sur la culture de blé. Aux Etats-Unis, on s'en est d'abord servi pour désherber des zones non agricoles avant sa généralisation sur les cultures. Le Roundup connaît dès lors un succès considérable. Produit en grande quantité, il est relativement bon marché et efficace, car très peu de mauvaises herbes lui résistent. Ce produit nouveau apparaît comme étant la solution environnementale parfaite pour l'époque. On assure qu'il se décompose en produits naturels (dioxyde de carbone, acide phosphorique et ammoniac) et qu'il est totalement sans danger pour l'homme ainsi que pour la faune et la flore. D'un point de vue environnemental, l'herbicide Roundup était donc le produit le plus sûr de toute l'histoire des herbicides et il atteint rapidement 30 % de la valeur de ventes de Monsanto. Sa simplicité d'emploi et son large spectre d'activité en font le produit herbicide le plus utilisé au monde, parfois à grande échelle. Ainsi, dans le « plan Colombie » en collaboration avec les Etats-Unis pour détruire les champs de coca et lutter contre la drogue, l'herbicide est pulvérisé par avion, détruisant par la même occasion d'importantes zones de la forêt amazonienne (mais depuis mai 2015, la Colombie est revenue sur sa décision et a interdit l'épandage de produits à base de glyphosate sur son territoire). Les Français sont les champions en matière de consommation de produits phytosanitaires et les herbicides en représentent la moitié. Jusqu'à présent, 60 % des ventes de Roundup étaient le fait de particuliers en France. Selon le programme AGRICE (Agriculture pour la Chimie et l'Énergie), 10 00 tonnes de ce produit sont utilisés par an dans notre pays. Mais l'herbicide y vit ses derniers moments de gloire : comme tous les produits phytosanitaires issus de synthèse chimique, son emploi sera interdit pour les jardiniers particuliers à compter du 1er janvier 2019. Le Roundup associé aux OGM A partir de 1996, Monsanto a développé les cultures Roundup Ready (RR). Dans ces plantes, comme le maïs, le soja, ou encore le colza, un gène de résistance à l'herbicide a été introduit, permettant un désherbage au glyphosate sans nuire à la culture. Le groupe Monsanto qui vend le Roundup commercialise également les semences (c'est le numéro 2 mondial des semences agricoles) de ces plantes génétiquement modifiées par un contrat de vente liée (Monsanto fournit la semence et le Roundup). Aux Etats-unis, 65 % du coton et 10 % du maïs cultivés contiennent le gène Roundup Ready et les cultures OGM ont provoqué une hausse de la consommation d'herbicides par les agriculteurs aux USA. Le principe de la vente liée n'est pas autorisée en France. Or les cultures Roundup Ready contiennent plus de résidus d'herbicide que leurs homologues non-OGM C'est ce qui explique pourquoi les autorités de certains pays ont augmenté le seuil des quantités légales autorisées des résidus, appelée LMR (limite maximale de résidus). La LMR constitue un seuil au-delà duquel la commercialisation du produit n’est pas autorisée. Ainsi, dans l’Union européenne, le taux résiduel maximum de glyphosate autorisé dans le soja a été augmenté de 200 fois, passant de 0,1 milligramme par kilogramme à 20 mg/kg en 1997, après que la commercialisation du soja Roundup Ready, modifié génétiquement, a été autorisée en Europe. Sur les lentilles, la LMR est passée de 0,1 mg/kg à 10 mg/kg en 2012, (la norme internationale recommande 5 mg/kg). En outre, le règlement européen précise qu’il est possible de demander une tolérance à l’importation, « afin de répondre aux besoins du commerce international ». Glyphosate : dangereux pour la santé et l’environnement La matière active du Roundup étant le glyphosate, son innocuité devient douteuse lorsque l'on sait le procès que l'on fait au glyphosate. Mais il y a aussi les additifs dont on ne connaît pas bien l'action ni sur la santé ni sur l'environnement, et aussi d'un possible effet « cocktail ». C'est pourquoi, en 2016, l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail) retire les autorisations de mise en marché de 126 produits associant glyphosate et l'un de ses adjuvants, la tallowamine, en raison que " des risques inacceptables, notamment pour la santé humaine, ne peuvent être exclus pour ces produits ". Malgré les affirmations de son fabricant, Monsanto, condamné à plusieurs reprises, notamment pour publicité mensongère sur le Roundup, la toxicité de ce produit a souvent été mise en cause et depuis 2015 les ventes des herbicides fabriqués par Monsanto sont en déclin.

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  • Macron empoisonne les Français à l’arme chimique en 2019 a 2020

    La république de Macron empoisonne les Français à l’arme chimique

    Les forces républicaines de l’ordre ou plutôt du désordre républicain usent et abusent de grenades soi-disant de désencerclement qui sont susceptibles de contenir des substances explosives et de lanceurs de balles de défense LBD dont les projectiles sont pour le moins contondants au point de causer des fractures d’os parmi les plus solides (crâne, fémur, humérus, 5 mains détruites) et détruire les yeux (multiples éborgnements et énucléations : 24 à ce jour, ce qui implique un ordre délibéré d’atteindre les yeux quel que soit le matériel utilisé).
    Désormais, les gaz lacrymogènes paraissent avoir été modifiés et contenir des substances sans rapport avec l’objectif lacrymogène mais infiniment dangereuses.

    Du mystère au constat

    Le Gilet jaune Julien CHAIZE a été fortement malade suite à son gazage dans les Alpes-Maritimes ; il a fait appel aux compétences d’Alexander SAMUEL, docteur en biologie, qui a engagé des recherches jusque dans le sang et l’urine des manifestants gazés. Au terme de six mois de recherches, en septembre 2019, le biologiste constate des doses notables de divers poisons cyanurés chez les Gilets jaunes gazés soumis à son examen.

    Depuis le printemps 2019, il observe les manifestations des Gilets jaunes et leur répression républicaine sans y intervenir. Il filme aussi les interventions des médecins de rue, notamment lors des violences à l’encontre de la militante ATTAC Geneviève LEGAY, le 23 mars 2019. Ce qui vaut une garde à vue à notre biologiste : il faut un début à tout… une fois n’est certes pas coutume… mais c’est déjà un précédent.

    Malgré tout, troublé, ce biologiste persévérant poursuit l’observation des manifestations et leur répression. Cela lui permet de constater sur le terrain les réactions des personnes gazées : désorientation, évanouissements, irritations, vomissements… toutes choses sans rapport avec l’effet lacrymogène, excepté l’irritation des yeux. Il consulte alors la composition des grenades lacrymogènes ; il découvre ainsi que le principal composant lacrymogène est le chlorobenzylidène malonitrile en France où cette molécule est assez curieusement autorisée dans le cadre du maintien de l’ ordre alors qu’elle constitue une arme chimique interdite d’usage dans les opérations de guerre. Or cette molécule, lorsqu’elle est ingérée au cours d’un gazage, pénètre très rapidement dans le sang et y libère du cyanure ainsi que cela est scientifiquement et unanimement établi depuis 1950. Le cyanure explique les symptômes constatés chez les manifestants gazés dont le foie assimile alors le cyanure libérant ainsi une autre molécule : le thiocyanate.

    Toutefois, ces molécules peuvent aussi être présentes dans nombre d’aliments et dans d’autres produits comme les cigarettes, sans pour autant être virulentes ; leur nocivité est donc conditionnée par le dosage. Les mesures sont pour le moins délicates d’autant plus que le cyanure n’est détectable dans le sang que durant une petite heure.

    Du constat à la preuve

    Notre biologiste et plusieurs médecins Gilets jaunes proposent à des manifestants d’accepter des prélèvements de sang et d’urine immédiatement après avoir été gazés lors des manifestations du 20 avril 2019 et du 1er mai chez chacun d’eux : le cyanure est détecté en quantité anormalement élevée. À nouveau, payant de leur personne en se soumettant avec d’autres Gilets jaunes préalablement à des prélèvements de sang et d’urine avant manifestation afin d’établir leur bilan avant manifestation et gazage, ils se rendent tous le 8 juin à Montpellier où ils sont à nouveau gazés par les sbires républicains ; de nouveaux prélèvements de sang et d’urine sont à nouveau directement et immédiatement effectués en marge de cette dernière manifestation… tous présentent un taux voisin de 0,7 mg de cyanure par litre de sang… or la communauté scientifique constate l’empoisonnement par le cyanure à partir de 0,5 mg/litre, la dose mortelle étant atteinte à 1 mg/litre de sang. Autant souligner que le seuil d’alerte est déjà franchi pour les Français nassés dans le couloir de la mort.

    La preuve est ainsi faite que les nouvelles grenades lacrymogènes contiennent des substances toxiques à très forte dose pouvant entraîner la mort. Les molécules cyanuriques changent la nature et l’objectif lacrymogènes des grenades en cause les muant en armes chimiques de destruction massive.

    De la preuve à la répression

    Il convient de préciser qu’au départ, le biologiste Alexander SAMUEL était plutôt écologiste et favorable aux taxes de toutes sortes sur les carburants ; confronté aux mensonges publics à l’encontre de Geneviève LEGAY, il a fini par rejoindre le mouvement Gilet jaune.

    Depuis mai 2019, il est, avec les trois médecins Gilets jaunes, sous le coup d’une enquête préliminaire pour de prétendues violences aggravées et mise en danger de la vie d’autrui, ce qui est plutôt fort de café et vaut son pesant de cacahuètes comme si la violence aggravée et la mise en danger de la vie d’autrui n’étaient pas le fait avéré des forces républicaines du désordre républicain, du gouvernement macro-philippard et du maquereau macron en langue picarde !!!
    Aux auditions à la brigade de répression de la délinquance contre la personne s’ajoute, pour Alexander SAMUEL, une nouvelle garde à vue en septembre 2019… bis repetita… le précédent se mue en coutume. Les menaces s’amoncèlent. Le 2 novembre 2019, Alexander SAMUEL subit une nouvelle garde à vue de deux jours en geôle pour une prétendue attaque symbolique à la peinture d’une banque ; perquisition domiciliaire, saisie et examen de son équipement informatique et de sa volumineuse documentation ; un manuel d’instruction militaire relatif à la protection contre les gaz de combat est saisi et détruit : cet ouvrage inoffensif voire purement protecteur est un document incunable datant de 1957.

    De la répression à la dénonciation

    Alexander SAMUEL a rédigé un rapport relatif à ses recherches sur les gaz lacrymogènes qui sera cosigné par André PICOT de l’Association Toxicologie Chimie qu’il a fondée ainsi que par des médecins et d’autres chercheurs et sera prochainement publié. Ce rapport sera alors à la disposition des Gilets jaunes qui entendent saisir l’Onu de la répression républicaine des Gilets jaunes.

    De la dénonciation à la condamnation : vers l’éviction en épilogue

    La république de Macron, confortée par le génocide des populations des bocages de l’Ouest de la France en 1793-94 (documentation disponible sur simple demande auprès de fcdc@bbox.fr), héritière de Gracchus Babeuf et de son système de dépopulation, poursuit la réduction en esclavage et le génocide des Français en les empoisonnant sciemment désormais avec des substances hautement toxiques.

    Finalement, la république a aboli la peine de mort pour les criminels en tous genres y compris les jihadistes mais elle administre sans nul procès la peine de mort aux honnêtes citoyens français. Retour aux heures les plus sombres de notre histoire de sinistre mémoire avec désormais des camps de la mort à ciel ouvert un peu partout en France, sans chambre à gaz avec les super-nazis au gouvernement… Mengele et Hitler sont admiratifs : la solution finale est enfin en marche pour les juifs et les chrétiens grâce au maquereau macron en langue picarde et castagaz du clandé de Manosque, tous deux à la manœuvre pour mener à bien cette sale besogne.

    L’élimination physique des Français est le prélude à leur Grand Remplacement par les réfugiés-migrants et néanmoins clandestins et majoritairement mahométans et destinés au jihad pour la plupart, eux tous qui ne sont nullement gazés. Du XXe siècle au XXIe siècle, républicains en marche, nazis et mahométans : semant la désolation et la mort, toujours ensemble pour le même combat !

    Chacun est désormais informé et doit être conscient que son propre sort comme celui de tous les Français est conditionné par son vote contre les républicains en marche, ainsi étiquetés ou sous fausse barbe, aux élections municipales du printemps 2020 : de la victoire des républicains en marche découlera la mort, après les graves et terribles blessures infligées aux Gilets jaunes éborgnés et/ou massacrés et de la défaite des républicains en marche dépendra la vie des Français. Et, condition sine qua non, du succès de la future et nécessaire croisade de reconquête.
    Le Cercle Légitimiste de France veillera et ne lâchera rien. Advienne que pourra.

    source https://ripostelaique.com/la-republique-de-macron-empoisonne-les-francais-a-larme-chimique.html

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  • gouvernement a enterré un rapport

    Comment le gouvernement a enterré un rapport de ses services en faveur de Montagne d’Or

    L’Usine Nouvelle s’est procuré le rapport de la mission interministérielle sur le projet de mine industrielle Montagne d’Or en Guyane. Il relativise beaucoup les reproches faits à ce projet.

    Le projet de mine Montagne d’Or en Guyane est un projet "aux standards mondiaux adapté à la situation locale", soulignent les auteurs de la "Note d’analyse du projet Montagne d’Or" remise aux ministres de la Transition écologique et solidaire, de l’Economie et des finances, et de l’Intérieur. La mission "a pu accéder à une documentation technique très importante" issue "d’études réalisées par des sociétés d’ingénierie réputées". Elle "n’a pas noté de points curieux ou erronés dans ces rapports établis avec sérieux et professionnalisme".

    Une mine "de taille moyenne"

    En 2013 (avec 1,37 million d'onces d'or de réserves prouvées ou probables), "la mine se serait classée 165e sur 580 pour ses réserves", selon le classement "Global 2013 gold mine and deposit rankings" établi par Natural Resource Holdings. Depuis la réévaluation de ses réserves à 2,75 millions d'onces,  "en 2018, Montagne d’Or se situerait au 185e rang mondial", relèvent les auteurs. Pour ce qui est de sa production, "une autre approche à partir de la base de données S&P Global, sur 640 mines d’or, classerait la mine au 190e rang". Le BRGM, qui a effectué les comparaisons, la classe 150e mondiale en termes de ressources et 114e en termes de réserves. "En conclusion, le projet MDO doit être considéré comme un projet minier de taille moyenne."

    Un impact foncier "conséquent", mais une mine deux fois plus compacte qu’au Suriname voisin

    "Le projet a été optimisé pour limiter l’impact foncier. Il est a minima deux fois moins consommateur d’espace que les grandes exploitations minière du Suriname". La mine a un impact important, 800 hectares, "ne comprenant pas la réfection de la piste". Mais avec une consommation d’espace d’un hectare pour 106 kg d’or produits, "un tel projet en roche massive consomme 30 fois moins de foncier qu’un projet en alluvionnaire" . Cette exploitation alluvionnaire est le procédé d’exploitation actuel en Guyane, du moins pour ce qui est de l'exploitation légale. Les orpailleurs illégaux, eux, se sont déjà attaqué à l'or primaire.

    Des retombées économiques importantes

    Tant concernant les emplois directs (750) sur le projet que les emplois indirects et induits (un ratio de 4 pour 1), "la mission considère que l’estimation de Montagne d’Or est raisonnable". De façon prudente, elle ramène ce ratio à 3 pour 1. Une comparaison avec les mines actives dans le monde (en nombre d'employés par tonne d'or produite annuellement) fait conclure aux auteurs que "le chiffre de 750 emplois directs créés est une estimation crédible et plutôt prudente. Le risque pour l'entreprise est plutôt que la main d'oeuvre recrutée soit moins productive que prévu et qu'elle doive embaucher davantage". Par ailleurs, "il y aura des créations d'emplois supplémentaires si, comme il l'envisage, le maître d'ouvrage opte pour une solution d'autoproduction d'électricité sur le site."

    "L’impact fiscal serait significatif", avec un total d’impôts et taxes (avant crédit d’impôt) versés de 471 millions d’euros dont la Collectivité territoriale de Guyane (CTG) serait le premier bénéficiaire avec 171 millions d’euros (36%) devant l’Etat avec 158 millions d’euros (33%), une part "très sensible aux conditions économiques et notamment aux cours de l’or et du dollar" puisque provenant "presque exclusivement de l’impôt sur les sociétés". Les communes et EPCI (établissements publics de coopération intercommunale) toucheraient 54 millions d’euros, l’Urssaf, les organismes de formation (Opca) et opérateurs de compétences (Opco) et autres régimes de protection des travailleurs recevraient 80 millions d’euros.

    Avec le crédit d’impôt dont bénéficierait Montagne d’Or (178 millions d’euros), la CTG, les communes autres récipiendaires conserveraient leurs revenus tandis que la part de l’Etat serait négative, à -20,3 millions d’euros. Ce crédit d’impôt, systématique pour les investissements dans les DOM TOM, "vise à compenser un certain nombre de handicaps indéniables en Guyane : fort retard dans le développement d’infrastructures, difficultés d’approvisionnement, fort coût de la main d’œuvre, faible niveau d’éducation, etc."

    Mais cette perte serait compensée largement par les économies sur les aides sociales. Sur le modèle développé par ATD Quart-monde, "la mission a estimé que les créations d’emplois directs généreraient une économie publique totale de 128 millions d’euros et les créations d’emplois indirects une économie de 385 millions d’euros, soit un total de l’ordre de 500 millions, dont la moitié pour l’Etat".

    Des emplois créés à quel coût?

    Le WWF avait largement reproché à Montagne d'Or le coût de ce crédit d'impôt, notamment rapporté au nombre d'emplois (560 000 euros par emploi direct créé, dont 302 000 pour le seul crédit d'impôt). La note d'analyse réalisée par la mission interministérielle revient longuement sur ce coût (dans les annexes du rapport).

    "Même si le raisonnement tenu par le WWF est contestable", la mission a "comparé, à la site des remarques de l'association, le crédit d'impôt pour Montagne d'Or à celui des autres investissements aidés par le crédit d'impôt en ce qui concerne la création d'emplois. Dans le rapport de l'Inspection générale des finances de juin 2018 "Les aides économiques outre-mer", il est précisé que, en 2016, les engagements de l'Etat à travers la procédure d'agrément se sont élevés à 386 millions d'euros pour 426 emplois créés, soit 860 000 euros par emploi". Conclusion: "le coût du seul crédit d'impôt par emploi pour Montagne d'Or est donc 2,84 fois moins élevé que pour la moyenne des projets en bénéficiant."

    Quels impacts environnementaux ?

    La mission relève "des émissions conséquentes de CO2". Mais le rapport, finalisé en décembre 2018, ne tient logiquement pas compte des propositions formulées ultérieurement par la compagnie minière pour réduire son empreinte. Notamment l'abandon de la ligne à haute tension au profit d'une centrale solaire locale couvrant 80% de ses besoins.

    La consommation prévisible de gasoil des engins (18 000 m3 par an, évaluées à 48 000 tonnes de CO2) est, selon le rapport de la mission interministérielle, "inférieure de 15% à la moyenne des cinq plus grosses entreprises, sans doute à cause de la compacité" de la mine.

    Les vrais risques

    Serait-ce alors les procédés de construction et de production qui posent problème? Concernant le cyanure utilisé pour extraire l'or du minerai, les auteurs rappellent que l'Institut national de l'environnement industriel et des risques (Ineris) a indiqué que son usage était "adapté au contexte guyanais" et que le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) constate qu’il n’existe à ce jour "aucune alternative adéquate" à son utilisation. Le cyanure est utilisé par plus de 400 installations dans le monde, "y compris dans les mines d'or européennes les plus modernes dont celles de Finlande et de Suède".

    Le risque de rupture des digues des parcs à résidus est reconnu également, mais la mission indique que Montagne d’Or a retenu la méthode de construction la plus sécurisante et qu’une rupture de digue sur le projet "ne devrait pas entraîner de victime si le maître d’ouvrage positionne correctement la base-vie". La méthode dite "aval" de construction de ces digues est celle utilisée dans 15% des cas d'accidents recensés "dans une étude portant sur 147 accidents de parcs à résidus dont 26 en Europe", contre 76% des ruptures ou fuites constatées sur des digues construites selon la méthode "amont". Nous avions fait part d'une étude de l'Ineris qui arrivait aux mêmes conclusions sur l'efficacité comparée de ces deux méthodes.

    L’autre risque très important est le drainage acide. La compagnie minière "prévoit de mettre en œuvre les mesures pour le contenir", ce que la mission propose de contrôler de façon poussée lors de la construction des ouvrages. "Ce risque justifierait également le recours à une tierce expertise", affirment les auteurs du rapport.

    Un projet "aux standards internationaux"

    En conclusion, la mission qui réunissait l’ingénieur des ponts, des eaux et des forêts Christian Le Coz (Conseil général de l'environnement et du développement durable - CGED), les ingénieur généraux des mines Philippe Kahn et Antoine Masson (Conseil général de l'économie - CGE), et l’inspecteur général de l’administration (en service extraordinaire) Marc-Etienne Pinauldt "estime que le projet Montagne d’Or est un projet aurifère de taille moyenne au niveau mondial, conçu et développé conformément aux standards internationaux".

    Le rapport, daté du 24 décembre 2018, "attire l’attention des ministres sur les risques juridiques d’un refus de prolongation de la concession Montagne d’Or. D’une part, le risque d’annulation d’une telle décision serait très élevé ; d’autre part, le montant des indemnités pourrait atteindre des dizaines de millions d’euros"

    Le gouvernement a réaffirmé par la voix d'Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique, son opposition au projet. Elle s'est fendue d'un tweet le 16 octobre alors que la Commission des mines de Guyane devait rendre un avis sur le sujet.

    source https://www.usinenouvelle.com/article/comment-le-gouvernement-a-enterre-un-rapport-de-ses-services-en-faveur-de-montagne-d-or.N895689

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  • Le Japon envisage de rejeter l'eau contaminée nucléaire dans l'air ou dans la mer

    Fukushima : faute de place, le Japon envisage de rejeter l'eau contaminée dans l'air ou dans la mer

    ENVIRONNEMENT - Le Japon s'apprête-t-il à rejeter l'eau contaminée de la centrale nucléaire accidentée de Fukushima dans l'air ou dans la mer ? C'est l'une des rares solutions envisagées par le gouvernement japonais pour se débarrasser des millions de litres d'eau radioactive. L'opposition s'exprime déjà.

    Le rejet dans l'environnement (mer ou air) de l'eau contaminée de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi est l'unique option restante après que les experts eurent exclu un stockage de longue durée, ont précisé ce mardi à l'AFP les autorités japonaises. "L'option d'un simple stockage à long terme n'est plus envisagée", a déclaré à l'AFP un haut fonctionnaire d'État souhaitant garder l'anonymat. Et de préciser que l'ambition du gouvernement est de faire place nette à Fukushima Daiichi : une fois les réacteurs démolis et le site nettoyé, il ne devra rien rester, donc pas de citernes d'eau contenant encore au moins du tritium.

    Une quantité massive d'eau contaminée est stockée dans l'enceinte de ce site ravagé par le tsunami de mars 2011. Elle provient de la pluie, des nappes souterraines ou d'injections nécessaires pour refroidir les cœurs des réacteurs entrés en fusion. Filtrée à plusieurs reprises, elle sera à terme débarrassée d'une grande quantité de radionucléides, sauf le tritium, considéré comme moins dangereux pour l'environnement et les êtres vivants.

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    Trois solutions envisagées

    Le stockage durable, que recommandaient des organisations écologistes comme Greenpeace, n'étant plus d'actualité, restent trois options jugées les plus faisables, d'un point de vue technique et économique : la dilution en mer, l'évaporation dans l'air ou une combinaison des deux. Des experts, dont ceux de l'Agence internationale de l'énergie atomique, poussent depuis des années pour la dilution en mer. Mais ce n'est pas faisable pour le moment car, comme l'a reconnu la compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui exploite la centrale, une grande partie de cette eau est encore lourdement chargée en éléments radioactifs dangereux pour la chaîne alimentaire.

    Tepco estime cependant que les citernes seront pleines en 2022. Une décision finale ne devrait pas être prise avant les Jeux olympiques de Tokyo à l'été 2020, compte tenu du risque diplomatique. Une sous-commission gouvernementale chargée du dossier étudie ainsi non seulement les implication techniques, mais aussi les potentiels dégâts sur l'image du pays à l'étranger.

    Vers une opposition de la Corée du Sud ?

    Le Japon devrait en effet rencontrer une forte opposition, qui s'exprime déjà, des pêcheurs et agriculteurs de la région, ainsi que des groupes de défense de l'environnement et de pays voisins, à commencer par la Corée du Sud. Séoul n'a pas digéré une précédente décision de rejeter en mer des paquets d'eau radioactive juste après l'accident de Fukushima, sans lui avoir demandé son avis.

    SOURCE https://www.lci.fr/planete/fukushima-faute-de-place-le-japon-envisage-de-rejeter-l-eau-contaminee-dans-l-air-ou-dans-la-mer-2141145.html

     

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  • Montagnes de déchets en Inde

     

    C’est la rançon de la croissance rapide. La production de déchets en Inde ne cesse d’augmenter dans un pays de 1,25 milliard d’habitants, dont la croissance économique annuelle dépasse les 7 % et où les infrastructures publiques sont saturées. Dans les villes indiennes, des terrains sont réservés pour accueillir des montagnes de déchets, parfois plus hautes que des immeubles de 16 étages, qui transforment le paysage urbain. Certaines décharges sont sauvages. Il arrive qu’elles prennent feu, tuant ceux qui les fouillent à la recherche d’objets recyclables. D’autres meurent ensev

    elis.

    Ces déchetteries posent aussi de vrais risques environnementaux. Lavés par l’eau de pluie, les déchets libèrent des substances toxiques qui s’infiltrent sous terre et contaminent les nappes phréatiques, source d’eau potable. L’incinération des ordures est la troisième cause d’émission de gaz à effet de serre en Inde, accélérant ainsi le réchauffement climatique. La quantité de déchets augmente, tout comme la part de ceux qui sont considérés comme « solides » (50 % du total), plus difficilement recyclables dans le contexte indien. Le pays manque cruellement d’usines d’incinération.

    La collecte des ordures est traditionnellement dévolue aux kabaadi, les chiffonniers. Ils arpentent les rues armés d’un crochet, un sac sur l’épaule. D’autres collectent les déchets chez les résidents chaque matin, mais la grande majorité d’entre eux travaillent sous la coupe de sous-traitants. Près de 40 % des 2 à 4 millions de kabaadi en Inde seraient âgés de moins de 18 ans. Ils sont marginalisés, souffrent de malnutrition et ne bénéficient d’aucune protection sociale ou d’assurance santé.

    Source https://www.lemonde.fr/economie/article/2018/05/24/l-inde-croule-sous-des-montagnes-de-dechets_5304104_3234.html

     

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