Nouveaux Articles

  • Des sacrifices humains pour 100 euros

    Il faut parfois avoir le cœur bien accroché pour lire la presse nigériane. Même le dimanche matin à l'heure du petit-déjeuner, du café, des croissants et de la baguette bien chaude, l'on peut y faire de macabres découvertes. Ainsi, dans son édition dominicale, The Punch, le quotidien le plus lu du pays (tirage 200 000 exemplaires), avait consacré deux pleines pages à un terrible fait divers. Sur une photo, on voyait très nettement un jeune homme en état d'arrestation, posant à côté de la tête d'une enfant : celle de sa nièce de cinq ans. Selon la police, il l'avait décapitée. Il avait avoué les faits. Même si au Nigeria, les aveux sont souvent sujets à caution.

    Quelques heures plus tôt, le jeune homme s'était vu confier la garde de sa nièce, mais il aurait décidé de changer radicalement le programme et de la décapiter. Selon son témoignage, il pensait que le fait de « sacrifier » l'enfant allait lui apporter la richesse. C'était en tout cas le conseil que lui avaient donné des hommes de sciences occultes !

    Quotidien édité à Lagos, The Punch est considéré comme l'un des titres les plus sérieux de la place. Chaque jour, ses articles sont lus par des millions de Nigérians en version papier ou sur internet. The Punch envoie nombre de reporters sur le terrain : de Lagos à Port-Harcout en passant par Ibadan, Kano ou Abuja, ils recoupent les informations fournies par la police. Les coupables des pires exactions et leurs victimes sont pris en photo. Aucun cliché n'est jugé trop macabre pour figurer dans le journal. Même les corps démembrés y ont droit de cité... D'où l'une des clés du succès jamais démenti du Punch.

    Ses journalistes sont considérés comme sérieux. Etant régulièrement payés, ils ont la réputation d'être moins corrompus que nombre de leurs confrères, qui le sont moins régulièrement. En dernière page du Punch figure d'ailleurs chaque jour un avertissement : « Nos journalistes ne doivent pas accepter ou réclamer de pots-de-vin, s'ils le font, vous êtes priés de nous en avertir. Voici le numéro auquel vous pouvez nous contacter pour révéler ces pratiques. »

    Des faits divers stupéfiants

    Chaque jour, les journalistes de The Punch publient des faits divers plus stupéfiants les uns que les autres. Les « cultistes » y ont la part belle. Ce sont des individus qui recherchent des victimes pour pratiquer des sacrifices humains afin d'assurer leur succès dans les affaires ou en politique. « De préférence, il faut que les victimes soient jeunes puisque dans l'imaginaire des auteurs de sacrifice, il s'agit de voler une destinée », souligne Ola Fatunde, un universitaire nigérian. « Donc, autant voler la destinée d'un bébé que celle d'un vieillard », explique Ola Fatunde qui ajoute que « les cultistes pensent aussi qu'il vaut mieux s'en prendre à un proche ou à un parent. Car, plus le sacrifice consenti est important, plus la récompense divine sera grande ».

    D'où le choix du jeune homme évoqué par The Punch de s'attaquer à sa nièce dans l'espoir de devenir automatiquement riche. The Punch n'est pas le seul à rapporter ces affaires morbides. Toute la presse s'y adonne avec plus ou moins de talent et de bonheur. La découverte en mars 2014 d'un vaste charnier consacré aux sacrifices humains ou à l'utilisation des restes humains à des fins de magie noire à Ibadan (grande ville située à 130 kilomètres de Lagos) a semé l'émoi dans les populations. Cette affaire révélée par The Sunday Tribune a fait grand bruit : outre les cadavres démembrés et les crânes, des prisonniers enchaînés et affamés ont également été retrouvés par la police.

    Tueur à gages pour 100 euros

    Les « cultistes » ne sont pas les seuls à faire les gros titres. Même un journal de référence comme The Guardian de Lagos rapporte de terribles faits divers où un individu se transforme en bourreau parce qu'il se croit victime de sorcellerie. Ainsi dans l'Etat d'Akwa Ibom, une jeune femme a récemment poignardé à mort son père. Elle avait perdu ses enfants et ses conjoints ne restaient pas avec elle. Selon son témoignage, elle en avait conclu que c'était parce que son père était un sorcier. Afin de résoudre ses problèmes de vie privée, elle avait pensé que la meilleure solution consistait à poignarder son père à mort.

    Un drame de l'ignorance et aussi de la pauvreté. Dans bien des cas, la personne en colère préfère recourir aux services d'un tueur à gages. A Lagos, les « bons offices » d'un tueur à gages se monnaient à 40 000 nairas (un peu plus de 100 euros). Dans le nord du Nigeria, le sicaire se recrute pour une somme moindre : 30  000 nairas. Toutes ces informations édifiantes figurent chaque matin dans la presse. Au Nigeria, l'argent et la mort ne sont pas des sujets tabous. Encore moins l'argent de la mort. Chief detective, un magazine nigérian est d'ailleurs entièrement consacré aux affaires criminelles, abordées sans tabou.

    Selon The Punch, les tueurs sont peu chers, mais aussi mal formés. Il n'est pas rare qu'ils se trompent de cible. Ainsi selon ce tabloïd, un homme qui avait commandité le meurtre de son gendre à Kano, dans le nord du Nigeria, a été rapidement fort marri. Les assassins ont bien frappé au bon endroit, mais ils se sont trompés de cible. Ils ont tué le père de la cible, le père du gendre. Du coup, au lieu de régler définitivement un conflit familial, l'intervention des sicaires n'a fait que l'envenimer. Après quoi, le commanditaire a semblé se rendre compte qu'il avait bien mal investi ses 30 000 nairas. Une belle somme dans le nord du Nigeria, la région la plus pauvre du pays.

    Raconter les faits divers, un rôle utile pour la presse ?

    Plus de 70 % des Nigérians vivent avec moins de deux dollars par jour. The Punch et ses confrères ne prétendent pas livrer une analyse sociologique de la société. Dans un pays de 180 millions d'habitants, il est logique que des actes de grande violence soient répertoriés. Il en va de même aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud où les médias n'hésitent pas à faire grand cas des pires faits divers.

    Dans le cas du Nigeria, on ne peut s'empêcher tout de même d'éprouver un sentiment de terrible gâchis. On a forcément une pensée pour la nièce de cinq ans dont on a découvert l'existence et le visage innocent un dimanche matin. Elle est morte avant d'avoir pu accomplir le moindre de ses rêves. Cette enfant dont la tête a été coupée du simple fait de la cupidité et de l'ignorance de son oncle. Espérons que la presse joue un rôle utile. Espérons qu'au vu de ces horreurs, un plus grand nombre de gens prendront leurs distances avec ceux qui prêchent l'argent facile. Un argent souillé du sang des innocents.

    → La suite de nos chroniques nigérianes est à retrouver dès la semaine prochai

    Continuer
  • Cameroun Vente de la chair humaine

    Au Cameroun, deux femmes de Satan arrêtées pour avoir décapité un enfant de 6 ans et vendu ses parties à un restaurateur

    Un remue-ménage a secoué lundi Éleveur, un quartier de Yaoundé la capitale politique du Cameroun.  Pour cause, la police a mis la main sur les présumés assassins de l’enfant dont le la tête a été retrouvée dans un bac à ordure le 27 août 2018.

    L’alerte a été donnée aux environs de 7h du matin par un éleveur de porcs qui cherchait de la nourriture pour ses animaux.

    La population dudit quartier était dans l’émoi à la suite de cette découverte macabre.

    Le sous-préfet, le préfet et les forces de maintien de l’ordre ont été alertés et sont descendus sur les lieux, accompagnés d’un médecin légiste. Le constat a été fait sous le regard interrogateur des populations. 

    Selon les premières informations notre possession, c’est la mère biologique d’une petite fille de 6 ans qui aurait assassiné son fils et jeté sa tête dans le bac à ordure.

    « Dans la nuit du 27, après avoir drogué son fils la maman qui travaille dans le restaurant où on a découvert le corps lui a coupé la tête avec ses complices. Après son forfait elle a traversé la route et jeté la tête de sa fille dans le bac à ordure », raconte un riverain.

    Vente de la chair humaine

    Selon des témoignages, la présumée assassin aurait tué son enfant, le décapité avant de vendre des parties de son corps à un restaurateur qui vendrait de la chair humaine.

    « Dans la nuit d’hier (lundi, ndlr) le reste du corps a été retrouve dans un restaurant d’Eru à 100 mètres de la Tradex Éleveur par un des voisins », témoigne un habitant du quartier.

    L’enfant a été décapité et l’on a retrouvé les autres parties de son corps, calcinées, derrière ledit restaurant.

    « Les jeunes du quartier sont allez prendre le propriétaire du restaurant et se sont mis à le tabasser puis la police est venue le sauver de la vindicte populaire », souligne un témoin de la scène.

    Selon le restaurateur, la maman de garçon, qui était son employé, « voulait de l’argent pour partir en Europe ». Son patron lui a dit qu’il pouvait l’aider à condition qu’elle lui apporte de la chair humaine.

    Une information que la présumée assassin nie en bloc, accusant sa sœur d’une l’instigatrice de cette acte adieux.

    Pour l’heure, la mère de la victime et sa sœur sont actuellement dans une brigade avec leur « complice », un Nigérian propriétaire du restaurant.

    https://www.laminute.info/au-cameroun-deux-femmes-arretees-pour-avoir-decapite-un-enfant-de-6-ans-et-vendu-ses-parties-a-un-restaurateur/

     

    Continuer
  • explosifs découverts dans un immeuble Epinal

    Epinal : Des explosifs découverts dans un immeuble, le parquet antiterroriste se saisit

    Le parquet antiterroriste (Pnat) se saisit ce jeudi après la découverte d’explosifs dans un immeuble du centre-ville d’Epinal. Cette enquête est désormais ouverte pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et « détention et fabrication d’engins explosifs en relation avec une entreprise terroriste », a indiqué le Pnat. Le procureur de la République d’Epinal, Nicolas Heitz, a précisé qu’un suspect avait été interpellé dans cette affaire.

    Il s'agit d'un homme né en 1971, de nationalité Marocaine, « connu comme prosélyte », nous explique une source proche du dossier. Il est connu de la justice et a déjà été incarcéré pour des faits de droit commun. Par ailleurs, toujours selon les informations de 20 Minutes, la femme du suspect a été interpellée et placée en garde à vue.

    En début de matinée, des policiers du commissariat de la ville et du Raid (unité de Recherche, assistance, intervention, dissuasion) de Nancy ont investi un immeuble du centre. « Il s’agit d’une visite domiciliaire administrative autorisée par un juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Paris en lien avec le parquet antiterroriste », a dit Nicolas Heitz. Une source policière a confirmé à l’AFP qu’il s’agissait d’une intervention « sur fond » de terrorisme.

    Une équipe de démineurs sur place

    Nicolas Heitz s’est rendu sur place « compte tenu des objets qui ont été découverts », a-t-il déclaré. Une source bien informée indique à 20 Minutes que les policiers ont découvert « des engins explosifs improvisés en cours de confection ».

    Selon le journal Vosges matin, qui a révélé les faits, cette opération policière « fait suite à des signaux faibles des renseignements territoriaux évoquant la possible présence dans un immeuble de la rue d’une personne pouvant faire partie de la mouvance islamiste ».

    La rue a été bouclée, selon le maire, Michel Heinrich, mais « il n’y a pas eu de confinement d’école, collège ou lycée, sauf un à l’initiative du chef d’établissement ». « C’est très calme, même s’il y a eu de l’agitation sur les réseaux sociaux », a commenté Michel Heinrich.

    source https://www.20minutes.fr/societe/2701903-20200123-epinal-explosifs-decouverts-immeuble-parquet-antiterroriste-saisit

     

    Continuer
  • Pédophilie. Un professeur coranique en France

    Pédophilie. Un professeur d’alphabétisation coranique des Mureaux a été mis en examen ce jeudi pour viol sur mineurs rapporte Le Parisien .

    Les enquêteurs de la brigade de protection de la famille ont interpellé un professeur d’alphabétisation coranique à l’aéroport d’Orly alors qu’il tentait d’embarquer pour le Sénégal, son pays d’origine. L’homme de 35 ans est suspecté d’avoir agressé sexuellement trois de ses élèves âgées de 11 ans, et violé l’une d’entre elles. L’une des victimes présumée avait prévenu ses parents des attouchements du professeur.

    L’homme avait été passé à tabac par la famille et s’était rendu au commissariat pour porter plainte. Une enquête avait donc été ouverte. « Les constations gynécologiques prouvent que l’une d’elle a été violée » précise une source proche de l’affaire dans les colonnes du Parisien. Lors de son audition, le professeur a nié toute agression ou attouchement sexuels.

     

    Continuer
  • Sécheresse en Afrique australe : ce signal fort du changement climatique

    VIDÉO. La COP25 vient de se terminer sur une note morose et l'Afrique australe voit le manque d'eau persister avec de graves conséquences économiques.

    Le manque d'eau est une realite autant en ville que dans les campagnes. Ici, une ecoliere au nord-ouest de Durban.

    Le manque d'eau est une réalité autant en ville que dans les campagnes. Ici, une écolière au nord-ouest de Durban.

    Elles ont perdu de leur superbe. Les chutes Victoria, à cheval entre le Zimbabwe et la Zambie, ne rugissent plus. Le Zambèze, qui se jette dans un canyon de 100 mètres de profondeur et qui s'étale sur un couloir de 1,7 km, a perdu la moitié de son débit, selon le ministère de l'Environnement du Zimbabwe. C'est un symbole frappant, alors que la COP25 s'achève à Madrid.

    Les chutes Victoria, inscrites au patrimoine mondial de l'Unesco, mesurent 108 mètres de hauteur et s'étendent sur presque deux kilomètres. La photo date du 13 novembre 2019.

    © Zinyange Auntony / AFP

    Un symbole qui rappelle que les conséquences du changement climatique ne sont pas forcément à l'horizon 2050. Chaque année, un million de touristes se rendent sur ce site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco. Le président zambien, Edgar Lungu, évoque même la possibilité que les chutes disparaissent à terme. Chaque année au cours de la saison sèche, le débit se ralentit, mais « c'est la première fois que nous voyons ça », raconte à Reuters Dominic Nyambe, un vendeur de souvenirs installé à Livingstone, en Zambie, non loin du site.

    L'Afrique australe est particulièrement affectée par le réchauffement climatique. Selon les scientifiques du Groupement d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), les températures augmentent deux fois plus rapidement dans cette région que dans le monde. La saison sèche est arrivée bien plus tôt, dès le mois de juin. La sécheresse s'installe et brûle les cultures, menace la vie des habitants, des animaux et ébranle les économies. Selon les Nations unies, 45 millions de personnes auront besoin d'une aide alimentaire dans les prochains mois en Afrique australe. La prochaine récolte n'est attendue que pour avril.

    Lire aussi Ouganda : contre le réchauffement climatique, freiner la déforestation

    Lire aussi Réchauffement climatique : 80 millions d'emplois menacés d'ici à 2030

    Insécurité alimentaire

    La situation est particulièrement préoccupante au Zimbabwe, confronté à la pire crise alimentaire depuis plus d'une décennie. À la catastrophe climatique s'ajoute un contexte économique très sombre : « une grave pénurie de devises étrangères, une inflation galopante, un chômage croissant, une pénurie de carburant, des pannes d'électricité prolongées et des pertes de bétail à grande échelle », détaille le Programme alimentaire mondial (Pam). Plus de cinq millions d'habitants en zone rurale pourraient être touchés par une pénurie alimentaire, selon l'ONU. Dans le pays voisin, en Zambie, plus de deux millions de personnes se trouvent déjà en situation d'insécurité alimentaire.

     

    En Namibie, dans l'est du pays, l'eau n'est pas tombée depuis… deux ans ! Les autorités ont déclaré l'état de catastrophe naturelle en mai dernier. Selon les régions, c'est la pire sécheresse enregistrée depuis 60 à 90 ans. Dans ce vaste pays aride, les fermiers sont les premiers impactés. Le bétail meurt, de faim, de soif. Les pertes étaient estimées à plus de 60 000 têtes de bétail en octobre dernier, selon le ministre de l'Agriculture, Alpheus ǃNaruseb. Les bêtes survivantes, décharnées, n'ont plus de valeur marchande. Des fonds ont bien été distribués à hauteur de 131 millions de dollars namibiens (8 millions d'euros) pour les populations affectées et 16,6 millions de dollars namibiens (un million d'euros) pour le fourrage destiné au bétail. Mais cela reste insuffisant pour les fermiers et les populations autochtones.

    Lire aussi Agriculture, alimentation, déforestation… Que dit le rapport spécial du Giec ?

    Lire aussi Afrique : le changement climatique frappe de plus en plus fort

     

    La faune en danger

    Si les hommes souffrent, les animaux sauvages sont aussi victimes de la sécheresse. Plus de 200 éléphants sont morts en moins de deux mois, selon l'Autorité zimbabwéenne de gestion de la faune sauvage et des parcs nationaux. Et ce sont les plus remarquables, leurs carcasses se voient de loin. Presque tous les animaux sont touchés – girafes, bisons, impalas –, mais aussi les oiseaux qui meurent de la sécheresse. Le Zimbabwe entend déménager d'une de ses principales réserves, Save Conservancy, plusieurs centaines d'animaux sauvages, dont des éléphants, et les reloger dans trois autres sites. Difficile à imaginer dans un pays qui manque de moyens financiers et où la sécurité alimentaire n'est pas assurée pour les populations.

    En Namibie, le pays avait opté pour une autre solution : vendre un millier d'animaux sauvages aux enchères, pour limiter les pertes et récolter des fonds (environ un million d'euros attendus), afin de préserver les différentes espèces. Cette annonce faite par le ministère de l'Environnement en juin dernier reste difficile à réaliser quand les acheteurs ne se bousculent pas et qu'envoyer des éléphants libres dans des zoos à l'autre bout du monde reste aussi très discutable moralement. Ce paradis des amateurs de safaris haut de gamme est menacé. Et les revenus de ce tourisme de luxe aussi.

    Lire aussi Agriculture : le mil et le sorgho, victimes du changement climatique

    Lire aussi Crise de l'eau : l'avertissement venu d'Afrique du Sud

    Restrictions d'eau

    L'eau manque partout. Dans les villes aussi. L'Afrique du Sud, déjà échaudée, a mis en place fin octobre des restrictions d'eau « pour éviter le redoutable phénomène du jour zéro », a affirmé Lindiwe Sisulu, ministre de l'Habitat et de l'Eau. Les niveaux des barrages ont chuté de 10 à 60 % par rapport à 2018, selon un rapport du département des eaux. Les pluies, elles, « ne sont pas attendues avant décembre », avait-elle déclaré. En 2018, la ville du Cap avait frôlé le jour zéro, celui où l'eau du robinet est coupée. Ce n'est que grâce à des réductions drastiques et de bonnes précipitations en mai et juin, permettant aux niveaux des barrages de remonter, que le pire a été évité. En juin 2018, les autorités ont pu lever l'état de catastrophe naturelle.

    REGARDEZ cette vidéo sur Adélaïde où il n'a pas plu depuis 25 ans

    Pour faire face à des situations de pénurie qui deviennent récurrentes, le gouvernement sud-africain a lancé début décembre son Plan directeur de l'eau et de l'assainissement, avec une enveloppe prévue de 900 milliards de rands sud-africains (55 milliards d'euros) sur dix ans. Ce plan doit permettre d'améliorer le service public de l'eau potable en explorant d'autres sources d'approvisionnement et notamment le dessalement, un processus qui consiste à pomper de l'eau de mer, à la traiter par osmose inverse afin d'obtenir de l'eau potable. Malheureusement, ce procédé relativement coûteux est aussi énergivore. Il consomme une quantité importante d'électricité, or le pays est aussi victime d'importantes coupures d'électricité dues au manque d'eau dans les barrages et aux difficultés de la société nationale d'électricité Eskom.

    Enfin, le traitement et la réutilisation des eaux usées, déjà pratiqués notamment pour l'irrigation, devraient être plus largement développés, pour une concurrence moins rude entre les besoins agricoles, notamment viticole dans la province du Cap, et les besoins des habitants des villes.

    Continuer
  • Changement climatique : le Cap-Vert durement touché 2020

    L'archipel fait face à l'une des pires sécheresses. Le gouvernement vient de décréter l'urgence hydrique et annonce des mesures de restriction d'eau.

    Le Cap-Vert est un pays vulnerable aux phenomenes naturels, notamment aux secheresses.

    Le Cap-Vert est un pays vulnérable aux phénomènes naturels, notamment aux sécheresses.

    La sécheresse semble avoir atteint un seuil critique au Cap-Vert. Le pays fait face à une sécheresse préoccupante. Aucune précipitation n'est apparue depuis trois ans dans plusieurs localités comme l'île de Santiago avec des impacts directs sur la santé, l'agriculture et l'économie. À tel point que le gouvernement du Cap-Vert a décrété mardi 7 janvier une urgence hydrique dans l'ensemble du pays. Il faut souligner que l'eau est déjà rare au Cap-Vert, un archipel volcanique situé au large de la côte ouest de l'Afrique peuplé de 520 000 habitants. La crainte est de voir le changement climatique exacerber encore plus le problème. Le gouvernement tente tant bien que mal d'agir, mais il est bien seul car le Cap-Vert est sorti en 2008 de la catégorie des pays en voie de développement pour entrer dans le cercle des États à revenu intermédiaire. En conséquence, il ne bénéficie plus du même appui financier qu'auparavant, ce qui complique sa tâche dans l'adaptation au changement climatique. Les épisodes extrêmes s'enchaînent au point que le gouvernement scrute mois après mois le ciel.

    Lire aussi Afrique : le changement climatique frappe de plus en plus fort

    Lire aussi Crise de l'eau : l'avertissement venu d'Afrique du Sud

    Des données de pluviométrie inquiétantes

    Selon le journal officiel, les volumes de précipitations ne se sont pas rétablis dans les principaux réservoirs du pays et la disponibilité de l'eau dans ces infrastructures n'est « pas satisfaisante ». Le même document indique également que l'irrégularité des précipitations au Cap-Vert est aggravée par des situations fréquentes de pénurie d'eau pour la consommation humaine et l'utilisation en agriculture, ce qui justifie le besoin urgent de mesures pour permettre une gestion adéquate de l'eau dans l'archipel. En effet, l'agriculture représente un peu moins de 10 % du Produit intérieur brut du Cap-Vert, mais plus de 30 % de la population en dépendent pour survivre. En conséquence, selon le journal, le ministre de l'Agriculture et de l'Environnement est autorisé à adopter les mesures réglementaires et administratives nécessaires ou appropriées pour minimiser l'urgence hydrique.

    Lire aussi Sécheresse en Afrique australe : ce signal fort du changement climatique

    Le gouvernement a déclaré en outre que pendant la période d'urgence hydrique, des restrictions sur l'utilisation de l'eau peuvent être imposées. Quant aux bonnes pratiques, le journal préconise la diffusion massive du Manuel de bonnes pratiques pour la gestion et la prévention des conflits d'utilisation de l'eau ainsi que l'évaluation temporaire et périodique, au moins deux fois par an, de la disponibilité en eau des puits et autres sources hydriques. Le ministre de l'Industrie, du Commerce et de l'Énergie a expliqué qu'« au Cap-Vert, quand ce ne sont pas les eaux de pluie qui détruisent les infrastructures et les efforts entrepris depuis plusieurs années, c'est la sécheresse extrême qui menace la survie des familles, en particulier celles qui vivent de l'agriculture et de l'élevage. Et c'est ce qui nous arrive depuis 2017, nous faisons face à l'une des pires sécheresses de ces 36 dernières années. » Le Cap-Vert a fait un bond de géant en accélérant les projets dans les énergies renouvelables. Aujourd'hui, 25 % de l'énergie du pays vient du vent ou du soleil. Mais pas de l'eau. Il y a neuf usines de désalinisation de l'eau de mer dans l'archipel. Mais elles fonctionnent toutes grâce au pétrole. Le coût de l'eau produite revient beaucoup trop cher pour les agriculteurs.

    Lire aussi One Planet Summit : la Banque mondiale pour plus d'investissements verts en Afrique

     

    Lire aussi Énergie : tout ce qu'il faut savoir de la consommation africaine

    37 % de la population affectée

    Les chiffres parlent d'eux-mêmes : la sécheresse qui sévit depuis trois années consécutives affecte actuellement 37 % de la population, a déclaré fin décembre la directrice générale de l'agriculture, Eneida Rodrigues. « Selon les données, 37 % de la population est affectée par la crise de sécheresse depuis trois années consécutives. Ce sont des gens qui vivent de l'agriculture et de l'élevage, à la fois en termes de production et également de commerce de la production agricole », a-t-elle expliqué.

    Selon elle, ses services travaillent non seulement pour atténuer la mauvaise année agricole, mais aussi pour la résilience des familles les plus défavorisées et du pays dans son ensemble. « Nous travaillons donc sur la mobilisation de l'eau, en nous concentrant sur le dessalement de l'eau saumâtre, la réutilisation sûre des eaux usées dans l'agriculture, l'amélioration de la gestion de l'eau, la réduction des pertes et l'utilisation du système qui favorise l'utilisation la plus efficace de l'eau dans l'agriculture », a indiqué Mme Rodrigues.

     

    D'après elle, au niveau de l'élevage, des travaux sont effectués sur le quota d'animaux, non seulement pour faire face à la crise, mais aussi en tant que mesure de protection de l'environnement. Par ailleurs, Eneida Rodrigues a noté pour le moment une certaine amélioration du comportement des agriculteurs et des éleveurs. « Au niveau des éleveurs, nous remarquons qu'ils adhèrent au programme de quota animal et fournissent également des aliments complémentaires qui sont les aliments pour améliorer l'alimentation du bétail. Les agriculteurs ont également compris que l'eau doit être économisée », a-t-elle ajouté.

    source https://www.lepoint.fr/afrique/changement-climatique-le-cap-vert-durement-touche-08-01-2020-2356913_3826.php

    Continuer
  • Mur infranchissable pour protéger contre les immigrants illégaux

    Espagne Le Parti Vox veut construire un « mur infranchissable » pour protéger le pays contre les immigrants illégaux

    Le Parti conservateur espagnol Vox a promis de construire un « mur infranchissable » pour protéger le pays contre les immigrants illégaux, selon West Media.

    Après une percée historique lors de l’élection générale du 28 Avril dernier, Vox a promis des mesures strictes pour arrêter le flux des migrants.

    Le Parti fait notamment valoir que l’armée doit patrouiller les frontières et recevra « les ordres nécessaires » pour les défendre, jusqu’à ce que le mur soit érigé.

    Il a promis de protéger la frontière commune de l’UE avec l’Afrique avec un « mur infranchissable » – ce qui suggère que le gouvernement marocain devrait payer.

    L’Espagne possède la seule frontière terrestre de l’Union européenne avec un pays africain situé autour des enclaves de Ceuta, Melilla, connues en espagnol sous le nom de plazas de soberanía ou « lieux de souveraineté ». Les enclaves sont situées en Espagne depuis les années 1400.

    Selon des sources policières espagnoles, au moins 50 000 Africains subsahariens attendent au Maroc d’entrer dans le pays.

    Le ministre espagnol des Affaires étrangères, Josep Borrell, a déclaré que l’Europe avait besoin de « sang neuf, et il ne semble pas que ce sang neuf provienne de notre capacité à procréer ».

     

    Selon le chef du parti Vox, Santiago Abascal, la “lâche droite” incarnée par le Parti du Peuple (PP), de centre de droite, a « abandonné » les électeurs qui souhaitent mettre fin à l’immigration clandestine.

    Les sondages suggèrent que Vox deviendra le premier Parti d’« extrême droite » capable de gagner des sièges au Parlement espagnol depuis les années 70 et pourrait émerger comme un acteur décisif dans le paysage politique de plus en plus fragmenté de l’Espagne.

    Continuer

Nouveaux Articles

Populaires