L’Afrique de l’Est touchée par des pluies torrentielles 4 déc. 2019

Un phénomène climatique, appelé dipôle positif, a amené trois fois plus de pluies que la normale dans la région. Les inondations ont provoqué la mort d’au moins 120 personnes au Kenya

L’équivalent de deux années de pluie tombé en une seule journée à Djibouti, le 27 novembre, affectant le quart des habitants de ce petit pays désertique. Des régions ont été recouvertes d’eau en Somalie, tandis qu’au Kenya, on dénombre au moins 120 morts dans des inondations et des coulées de boue. Plus à l’intérieur des terres, l’Ouganda, l’est de la République démocratique du Congo mais aussi le Soudan du Sud, Etat parmi les plus vulnérables de la région, sont aussi touchés. Dans ce dernier pays, les pluies torrentielles affectent près d’un million de personnes selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), fragilisant encore plus la situation et compromettant le travail humanitaire.

Dans l’ensemble, depuis les côtes arides de la Corne de l’Afrique jusqu’aux forêts tropicales de la République démocratique du Congo, les précipitations sont supérieures de 200 %, voire plus, à la normale observée en cette saison des pluies, selon le Famine Early Warning Systems Network (FEWS Net), une organisation de surveillance de la sécurité alimentaire financée par l’Agence des Etats-Unis pour le développement international (USAID).

« Cyclones plus forts »

Le responsable de ces pluies diluviennes a un nom, bien connu des scientifiques mais peu du grand public : le dipôle de l’océan Indien. Comme l’explique le service météorologique australien (BOM), une référence sur cette zone, il s’agit d’une hausse ou d’une baisse de la température des eaux de surface. Le dipôle, l’un des principaux ressorts météorologiques en Afrique de l’Est, se décline en trois phases, qui reviennent chacune tous les deux ou trois ans : neutre (sans impact), négative ou positive.

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Lorsque advient un dipôle positif, la température de l’eau est plus élevée que la normale sur les côtes de l’Afrique de l’Est, entraînant des pluies fortes, tandis qu’elle est plus modérée sur les côtes australiennes, avec des pluies faibles (le pays subit actuellement une sécheresse sévère et d’importants feux).

source https://www.lemonde.fr/afrique/article/2019/12/04/l-afrique-de-l-est-touchee-par-un-episode-tres-intense-du-el-nino-indien_6021694_3212.htm

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