Les généraux qui ont accusé Macron de trahison à l'égard de la nation.

"Les généraux qui ont accusé Macron de trahison à l'égard de la nation.pour la signature du pacte de Marrakech

En décidant seul de signer ce pacte (…), vous vous rendriez coupable d'un déni de démocratie, voire de trahison à l'égard de la nation." Les termes choisis par un groupe de généraux pour critiquer le chef de l'Etat sont trop violents pour rester sans réponse : des sanctions sont envisagées, a indiqué le cabinet du ministère des Armées au site l'Opinion, lundi 17 décembre.

La tribune des militaires a été publiée le 10 décembre dernier. Elle vise à s'opposer au pacte de Marrakech sur les migrations, un texte non contraignant dont la nature a été travestie par une frange de la droite radicale et des "gilets jaunes", suscitant nombre de "fake news" (le texte est consultable ici en français).

Parmi les signataires, onze généraux et un colonel, qui ne sont plus en service actif mais ont toujours un devoir de réserve. On y trouve le général Antoine Martinez, animateur du site Volontaires pour la France, le général Christian Houdet, élu régional du Rassemblement national (ex-FN), le général Christian Piquemal, déjà sanctionné pour avoir organisé une manifestation anti-migrants à Calais. Mais aussi un ancien ministre de la Défense, Charles Millon, autrefois exclu de l'UDF pour s'être allié au Front national afin de conserver la présidence de la région Rhône-Alpes. Pour cette brochette de généraux et d'élus, Emmanuel Macron ne vise rien moins qu'à "effacer nos repères civilisationnels" et à "nous priver de notre patrie charnelle".

"Inadmissibles"

"Ces propos sont inadmissibles et indignes", a commenté le cabinet de la ministre des armées auprès du journaliste Jean-Dominique Merchet, de "l'Opinion" :

"Les généraux qui ont signé ce texte sortent du devoir de réserve auquel ils sont soumis. Ce devoir de réserve les oblige et ce d'autant plus (…) qu'ils incarnent le sommet de la hiérarchie militaire, c'est-à-dire qu'ils ont la charge de montrer l'exemple."

Et d'ajouter :

"Ils s'exposent de ce fait à des sanctions disciplinaires, dont nous apprécierons l'opportunité dans les jours à venir."

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