Bienvenus
Connexion / S'enregistrer

La sorcelerie affricaines a tué Maggy Biskupski

la sorcellerie africaine tue les policiers francais

Près d'un millier de personnes ont défilé silencieusement, le 24 novembre, entre le Trocadéro et les Invalides à Paris, pour rendre un dernier hommage à Maggy Biskupski, visage du Mouvement des policiers en colère qui s'est suicidée avec son arme de service le 12 novembre 2018.

Suicide policier: pour la mémoire de Maggy Biskupski

Près d'un millier de personnes ont défilé silencieusement, le 24 novembre, entre le Trocadéro et les Invalides à Paris, pour rendre un dernier hommage à Maggy Biskupski, visage du Mouvement des policiers en colère qui s'est suicidée avec son arme de service le 12 novembre 2018.

Benoist Fechner/L'Express

Un hommage à la figure des Policiers en colère, qui s'est récemment suicidée, a rassemblé un millier de personnes à Paris.

"Je ne t'ai jamais dit, mais nous sommes immortels. Pourquoi es-tu partie, avant que je te l'apprenne?" Alors que le cortège s'élance du Trocadéro en ce samedi 24 novembre pour s'engouffrer avenue du Président-Wilson à Paris, la sono nichée dans le coffre d'une voiture de police banalisée qui lui ouvre la voie, entonne - tel un symbole - Immortels, succès posthume d'Alain Bashung. Le moment est solennel et ils sont nombreux, parmi le millier de personnes rassemblées à la mémoire de Maggy Biskupski, à éprouver un frisson à l'écoute de la voix chaude du chanteur disparu. 

Douze jours plus tôt, Maggy, cette jeune femme de 36 ans, membre de la brigade anticriminalité (Bac) des Yvelines et figure du Mouvement des policiers en colère (MPC), s'est donné la mort avec son arme de service, comme déjà 32 de ses camarades cette année. Nombre d'entre eux arborent une rose blanche, en ce samedi froid et troublé par les démonstrations de force des gilets jaunes, car le suicide policier était, justement, "le coeur de son combat". 

Flics, gendarmes, militaires, douaniers, pompiers... Même combat

Dans le cortège, les proches et la famille endeuillée de la policière, des membres de son association, Guillaume Lebeau - un autre de ses leaders - en tête, ses coéquipiers de la Bac de nuit de Sartrouville, mais aussi de simples citoyens, des flics, des militaires en civil, comme ce cuirassier qui rappelle à juste titre qu'on se suicide aussi beaucoup avec son arme de service dans les rangs militaires, notamment ceux de l'opération Sentinelle. Des gendarmes aussi sont présents, on dénombre même quelques pompiers hors service.  

Sur l'esplanade du Trocadéro de petits groupes s'agrègent avant d'entamer la marche blanche en mémoire de Maggy Biskupski. Les organisateurs attendaient 400 personnes, l'AFP en dénombrait 500. A l'arrivée, ils étaient plus proches du milliers, selon le décompte de L'Express.

Sur l'esplanade du Trocadéro de petits groupes s'agrègent avant d'entamer la marche blanche en mémoire de Maggy Biskupski. Les organisateurs attendaient 400 personnes, l'AFP en dénombrait 500. A l'arrivée, ils étaient plus proches du milliers, selon le décompte de L'Express.

Benoist Fechner/L'Express

Le mouvement, souvent suspecté de proximité avec la droite dure, se veut apolitique et si Nicolas Dupont Aignan s'est fendu d'une brève apparition sur l'esplanade du Trocadéro, les élus se font rares dans les rangs de la marche. Le seul a prendre la tête du cortège, derrière la banderole qui clame "Policiers en danger", est le sénateur François Grosdidier.  

LIRE AUSSI >> Le grand malaise des flics français 

Le malaise policier, l'élu Les Républicains de Moselle connaît bien, lui qui fut cet été le rapporteur de la commission d'enquête sur l'état des forces de sécurité intérieur. C'est à ce titre qu'il invita Maggy Biskupski a faire valoir au Sénat une autre parole que cette des hiérarques du ministère de l'Intérieur et des syndicats, "rendus sourds par trente année de cogestion" à la détresse de leurs troupes. "Circonscrire le débat à la détention d'arme hors service et au nombre de psychologues dans la police, comme on tente de le faire, me semble très en dessous du sujet", vilipende le parlementaire. 

"Au lieu d'écouter, on nous a convoqués à l'IGPN"

Guillaume Lebeau prend la parole au micro sur le parvis des droits de l'homme. "Il y a deux ans presque jour pour jour", naissait le mouvement des policiers en colère au lendemain de l'attaque sauvage d'une voiture de police à Viry-Chatillon, rappelle-t-il. "Ce jour-là, nous portions un cercueil pour dénoncer la violence et nos collègues tués en service", poursuit-il avec émotion. "Jamais nous n'aurions imaginé nous retrouver là pour déplorer ta disparition". "Maggy voulait apporter sa pierre à l'édifice et changer les choses de l'intérieur dans la police", résume le jeune flic avant d'égrener leurs griefs communs: la politique du chiffre, "ce mal qui ronge et divise", l'absence de moyens matériels et humains, la cogestion délétère des syndicats, "l'absence de soutien de la hiérarchie" et bien sûr le mal endémique des suicides policiers. Amère ironie. "Au lieu d'écouter, on nous a convoqués à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN)", déplore-t-il.  

Le moment est fort et la foule applaudit avant d'entonner La Marseillaise. Ce n'est pas le jour pour aborder les tensions au sein de l'association ou ses problèmes comptables, évoqués au moment du suicide de sa présidente. L'heure est à la douleur, à l'union sacrée. Le cortège peut enfin s'élancer, direction les Invalides, de l'autre côté de la Seine. 

"Force et honneur"

Une première halte aux abords de la place d'Iéna : un ancien chef de groupe de Maggy Biskupski, qui travaillait à ses côtés à Sartrouville adresse un discours à la foule. Ses mots, forcément consensuels, sont aussi un témoignage rare et les mines se font graves tandis qu'il esquisse le portrait d'une "flic née". Le visage masqué par un foulard sombre, il loue d'abord "le flair hors pair" de son équipière, "une jeune femme de caractère, volontaire et engagée", "une battante, courageuse et loyale" qui voulait toujours se placer au service des autres. "Une vraie flic" en somme, mais qui faisait quand même une mousse au chocolat déplorable, ose-t-il dans un clin d'oeil. Le "baqueux" partage encore une anecdote lorsque la jeune femme l'appelle voici deux ans pour lui dire: "Je crois que je me suis fait avoir, ils m'ont élue présidente de le l'association (MPC)". Il conclut son discours en lançant "Force et honneur", la devise de la légion romaine, chère à de nombreux flics. 

Sur le pont de l'Alma, la marche blanche observe trois minutes de silence, seulement troublées par l'agitation des gilets jaunes sur les Champs Elysées que laisse deviner une épaisse colonne de fumée qui déchire le ciel parisien.

Sur le pont de l'Alma, la marche blanche observe trois minutes de silence, seulement troublées par l'agitation des gilets jaunes sur les Champs Elysées que laisse deviner une épaisse colonne de fumée qui déchire le ciel parisien.

Benoist Fechner/L'Express

A quelques encablures, sur les Champs Elysées, leurs collègues CRS qui font face à quelque 12 000 gilets jaunes, pour certains très énervés, prennent des pavés dans la figure. 

NOTRE AUTRE REPORTAGE DU WEEK-END >> Gilets jaunes à Paris: une colère à deux visages 

Le défilé silencieux des amis de Maggy contraste fortement avec l'agitation que l'on devine au loin et interpelle touristes et passants. "Ce sont des policiers ? Pourquoi manifestent-ils ?". "On ne manifeste pas Madame, c'est une marche blanche". Un type, contrefaçon de casquette Vuitton vissée sur la tête, lâche un "alors les schmitts, on pleure?". Il essuie des regards noirs et s'évapore rapidement dans les rues adjacentes.  

L'hélico de la préfecture s'invite brièvement

Nouvelle halte sur le pont de l'Alma. Les marcheurs observent trois minutes de sitting muet. Derrière eux, au loin, une épaisse colonne de fumée noire coupe le ciel en deux. Sur les Champs, la manifestation tourne aux barricades tandis qu'un café brûle, succombant aux assauts des émeutiers. Un touriste brésilien nous interpelle. Il est policier lui aussi, mais à 9000 kilomètres de son unité. Il trouve cet hommage "très beau". A croire que le ras-le-bol policier n'a pas de frontières.  

La foule se remet en mouvement pour finalement atteindre l'esplanade des Invalides. Tandis que la nuit tombe, on gonfle des ballons à l'hélium, on allume des bougies, on prend la pose pour une dernière photo impressionnante. La plus proche amie de Maggy, venue spécialement des Ardennes, arrache encore quelques sanglots à la multitude. "Je savais que la police était une grande famille, [elle me l'avait dit], mais j'en prends seulement la mesure [devant vous]". 

38 calots et casquettes de policiers, symbolisant les fonctionnaires tombés en service ou qui se sont donné la mort en 2018, sont déposés sur l'esplanade des Invalides.

38 calots et casquettes de policiers, symbolisant les fonctionnaires tombés en service ou qui se sont donné la mort en 2018, sont déposés sur l'esplanade des Invalides.

Benoist Fechner/L'Express

Au son funèbre du clairon, des volontaires déposent casquette police et calots au centre de la pelouse, tandis qu'un speaker énumère dans une routine glaçante les dates de disparition et les affectations des cinq policiers tués jusqu'ici en service cette année et des 33 suicidés. "(...) 29 avril, 6 août, 3 septembre, 8 septembre..." Même l'hélicoptère de la préfecture de police, chargé de surveiller les rues en feu du 8e arrondissement, semble dérouter son vol pour s'inviter brièvement parmi les endeuillés. Alors que le rassemblement, transi de froid, se disperse dans le calme, personne n'est vraiment dupe. Il reste 37 jours pour achever l'année et avec elle la funeste liste des policiers, malades de leur métier, tombés en 2018. 

Emotion en fin de journée sur l'esplanade des Invalides.

source https://www.lexpress.fr/actualite/societe/suicide-policier-une-marche-en-memoire-de-maggy-biskupski_2050282.html

a voir satanisme affricain http://www.voitout.com/category.php?cat=satanisme


Ajouter un commentaire

Connectez-vous ou inscrivez-vous pour poster un commentaire.

Commentaires

Soyez le premier à commenter cette vidéo.

Articles Connexes

RSS