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  • Des sacrifices humains pour 100 euros

    Il faut parfois avoir le cœur bien accroché pour lire la presse nigériane. Même le dimanche matin à l'heure du petit-déjeuner, du café, des croissants et de la baguette bien chaude, l'on peut y faire de macabres découvertes. Ainsi, dans son édition dominicale, The Punch, le quotidien le plus lu du pays (tirage 200 000 exemplaires), avait consacré deux pleines pages à un terrible fait divers. Sur une photo, on voyait très nettement un jeune homme en état d'arrestation, posant à côté de la tête d'une enfant : celle de sa nièce de cinq ans. Selon la police, il l'avait décapitée. Il avait avoué les faits. Même si au Nigeria, les aveux sont souvent sujets à caution.

    Quelques heures plus tôt, le jeune homme s'était vu confier la garde de sa nièce, mais il aurait décidé de changer radicalement le programme et de la décapiter. Selon son témoignage, il pensait que le fait de « sacrifier » l'enfant allait lui apporter la richesse. C'était en tout cas le conseil que lui avaient donné des hommes de sciences occultes !

    Quotidien édité à Lagos, The Punch est considéré comme l'un des titres les plus sérieux de la place. Chaque jour, ses articles sont lus par des millions de Nigérians en version papier ou sur internet. The Punch envoie nombre de reporters sur le terrain : de Lagos à Port-Harcout en passant par Ibadan, Kano ou Abuja, ils recoupent les informations fournies par la police. Les coupables des pires exactions et leurs victimes sont pris en photo. Aucun cliché n'est jugé trop macabre pour figurer dans le journal. Même les corps démembrés y ont droit de cité... D'où l'une des clés du succès jamais démenti du Punch.

    Ses journalistes sont considérés comme sérieux. Etant régulièrement payés, ils ont la réputation d'être moins corrompus que nombre de leurs confrères, qui le sont moins régulièrement. En dernière page du Punch figure d'ailleurs chaque jour un avertissement : « Nos journalistes ne doivent pas accepter ou réclamer de pots-de-vin, s'ils le font, vous êtes priés de nous en avertir. Voici le numéro auquel vous pouvez nous contacter pour révéler ces pratiques. »

    Des faits divers stupéfiants

    Chaque jour, les journalistes de The Punch publient des faits divers plus stupéfiants les uns que les autres. Les « cultistes » y ont la part belle. Ce sont des individus qui recherchent des victimes pour pratiquer des sacrifices humains afin d'assurer leur succès dans les affaires ou en politique. « De préférence, il faut que les victimes soient jeunes puisque dans l'imaginaire des auteurs de sacrifice, il s'agit de voler une destinée », souligne Ola Fatunde, un universitaire nigérian. « Donc, autant voler la destinée d'un bébé que celle d'un vieillard », explique Ola Fatunde qui ajoute que « les cultistes pensent aussi qu'il vaut mieux s'en prendre à un proche ou à un parent. Car, plus le sacrifice consenti est important, plus la récompense divine sera grande ».

    D'où le choix du jeune homme évoqué par The Punch de s'attaquer à sa nièce dans l'espoir de devenir automatiquement riche. The Punch n'est pas le seul à rapporter ces affaires morbides. Toute la presse s'y adonne avec plus ou moins de talent et de bonheur. La découverte en mars 2014 d'un vaste charnier consacré aux sacrifices humains ou à l'utilisation des restes humains à des fins de magie noire à Ibadan (grande ville située à 130 kilomètres de Lagos) a semé l'émoi dans les populations. Cette affaire révélée par The Sunday Tribune a fait grand bruit : outre les cadavres démembrés et les crânes, des prisonniers enchaînés et affamés ont également été retrouvés par la police.

    Tueur à gages pour 100 euros

    Les « cultistes » ne sont pas les seuls à faire les gros titres. Même un journal de référence comme The Guardian de Lagos rapporte de terribles faits divers où un individu se transforme en bourreau parce qu'il se croit victime de sorcellerie. Ainsi dans l'Etat d'Akwa Ibom, une jeune femme a récemment poignardé à mort son père. Elle avait perdu ses enfants et ses conjoints ne restaient pas avec elle. Selon son témoignage, elle en avait conclu que c'était parce que son père était un sorcier. Afin de résoudre ses problèmes de vie privée, elle avait pensé que la meilleure solution consistait à poignarder son père à mort.

    Un drame de l'ignorance et aussi de la pauvreté. Dans bien des cas, la personne en colère préfère recourir aux services d'un tueur à gages. A Lagos, les « bons offices » d'un tueur à gages se monnaient à 40 000 nairas (un peu plus de 100 euros). Dans le nord du Nigeria, le sicaire se recrute pour une somme moindre : 30  000 nairas. Toutes ces informations édifiantes figurent chaque matin dans la presse. Au Nigeria, l'argent et la mort ne sont pas des sujets tabous. Encore moins l'argent de la mort. Chief detective, un magazine nigérian est d'ailleurs entièrement consacré aux affaires criminelles, abordées sans tabou.

    Selon The Punch, les tueurs sont peu chers, mais aussi mal formés. Il n'est pas rare qu'ils se trompent de cible. Ainsi selon ce tabloïd, un homme qui avait commandité le meurtre de son gendre à Kano, dans le nord du Nigeria, a été rapidement fort marri. Les assassins ont bien frappé au bon endroit, mais ils se sont trompés de cible. Ils ont tué le père de la cible, le père du gendre. Du coup, au lieu de régler définitivement un conflit familial, l'intervention des sicaires n'a fait que l'envenimer. Après quoi, le commanditaire a semblé se rendre compte qu'il avait bien mal investi ses 30 000 nairas. Une belle somme dans le nord du Nigeria, la région la plus pauvre du pays.

    Raconter les faits divers, un rôle utile pour la presse ?

    Plus de 70 % des Nigérians vivent avec moins de deux dollars par jour. The Punch et ses confrères ne prétendent pas livrer une analyse sociologique de la société. Dans un pays de 180 millions d'habitants, il est logique que des actes de grande violence soient répertoriés. Il en va de même aux Etats-Unis ou en Afrique du Sud où les médias n'hésitent pas à faire grand cas des pires faits divers.

    Dans le cas du Nigeria, on ne peut s'empêcher tout de même d'éprouver un sentiment de terrible gâchis. On a forcément une pensée pour la nièce de cinq ans dont on a découvert l'existence et le visage innocent un dimanche matin. Elle est morte avant d'avoir pu accomplir le moindre de ses rêves. Cette enfant dont la tête a été coupée du simple fait de la cupidité et de l'ignorance de son oncle. Espérons que la presse joue un rôle utile. Espérons qu'au vu de ces horreurs, un plus grand nombre de gens prendront leurs distances avec ceux qui prêchent l'argent facile. Un argent souillé du sang des innocents.

    → La suite de nos chroniques nigérianes est à retrouver dès la semaine prochai

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  • Cameroun Vente de la chair humaine

    Au Cameroun, deux femmes de Satan arrêtées pour avoir décapité un enfant de 6 ans et vendu ses parties à un restaurateur

    Un remue-ménage a secoué lundi Éleveur, un quartier de Yaoundé la capitale politique du Cameroun.  Pour cause, la police a mis la main sur les présumés assassins de l’enfant dont le la tête a été retrouvée dans un bac à ordure le 27 août 2018.

    L’alerte a été donnée aux environs de 7h du matin par un éleveur de porcs qui cherchait de la nourriture pour ses animaux.

    La population dudit quartier était dans l’émoi à la suite de cette découverte macabre.

    Le sous-préfet, le préfet et les forces de maintien de l’ordre ont été alertés et sont descendus sur les lieux, accompagnés d’un médecin légiste. Le constat a été fait sous le regard interrogateur des populations. 

    Selon les premières informations notre possession, c’est la mère biologique d’une petite fille de 6 ans qui aurait assassiné son fils et jeté sa tête dans le bac à ordure.

    « Dans la nuit du 27, après avoir drogué son fils la maman qui travaille dans le restaurant où on a découvert le corps lui a coupé la tête avec ses complices. Après son forfait elle a traversé la route et jeté la tête de sa fille dans le bac à ordure », raconte un riverain.

    Vente de la chair humaine

    Selon des témoignages, la présumée assassin aurait tué son enfant, le décapité avant de vendre des parties de son corps à un restaurateur qui vendrait de la chair humaine.

    « Dans la nuit d’hier (lundi, ndlr) le reste du corps a été retrouve dans un restaurant d’Eru à 100 mètres de la Tradex Éleveur par un des voisins », témoigne un habitant du quartier.

    L’enfant a été décapité et l’on a retrouvé les autres parties de son corps, calcinées, derrière ledit restaurant.

    « Les jeunes du quartier sont allez prendre le propriétaire du restaurant et se sont mis à le tabasser puis la police est venue le sauver de la vindicte populaire », souligne un témoin de la scène.

    Selon le restaurateur, la maman de garçon, qui était son employé, « voulait de l’argent pour partir en Europe ». Son patron lui a dit qu’il pouvait l’aider à condition qu’elle lui apporte de la chair humaine.

    Une information que la présumée assassin nie en bloc, accusant sa sœur d’une l’instigatrice de cette acte adieux.

    Pour l’heure, la mère de la victime et sa sœur sont actuellement dans une brigade avec leur « complice », un Nigérian propriétaire du restaurant.

    https://www.laminute.info/au-cameroun-deux-femmes-arretees-pour-avoir-decapite-un-enfant-de-6-ans-et-vendu-ses-parties-a-un-restaurateur/

     

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  • Radioactive de l’eau potable de 6,4 millions personnes en France

    Centrales nucléaires: Du tritium dans l'eau potable de 6,4 millions de personnes

     

    une « contamination » radioactive de l’eau potable de 6,4 millions personnes en France. « 6,4 millions de personnes sont alimentées par de l’eau contaminée au tritium » selon « des données fournies par le ministère de la Santé », affirme le laboratoire basé à Hérouville-Saint-Clair, dans l’agglomération de Caen (Calvados). Cependant, « aucune valeur ne dépasse le critère de qualité de 100 Bq/L (Becquerel par litre) instauré par les autorités sanitaires », reconnaît l’association.

    Selon l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), bras technique de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN, « le code de la santé publique fixe une référence de qualité de 100 Bq/L pour le tritium qui ne représente pas une limite sanitaire mais un seuil qui, lorsqu’il est dépassé, entraîne une investigation complémentaire pour caractériser la radioactivité de l’eau ».

    Pas dangereux en soi mais un « lanceur d’alerte »

    Par ailleurs, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) recommande « une valeur guide de 10.000 Bq/L pour le tritium dans l’eau de boisson, à considérer en cas de consommation permanente de l’eau », selon l’IRSN. Mais « la présence régulière dans l’eau du robinet de tritium rejeté par les centrales nucléaires met en évidence un risque de contamination d’autres polluants radioactifs à des niveaux beaucoup plus élevés », argumente l’Acro.

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  • Haine à la mosquée de La Mecque Le vrais visage des islamistes

    2015, un prêche de haine à la mosquée de La Mecque

    La haine des chiites et des juifs véhiculée par l'idéologie salafiste s'exprime à la mosquée de La Mecque, dont l'imam est nommé par l'Arabie saoudite. Une vidéo inédite extraite de "13-Novembre : ce que l'on n'a pas su voir", un document du magazine "Envoyé spécial".

    Le 3 novembre 2016, presque un an après les attaques du 13 novembre à Paris, "Envoyé spécial" diffusait un documentaire exceptionnel sur les racines idéologiques de Daech, réalisé par Mohamed Sifaoui. En s'appuyant sur des vidéos inédites comme celle-ci, il montre clairement les liens de l'Etat islamique avec le wahhabisme salafiste soutenu par l'Arabie saoudite.

    Les mosquées du royaume flirtent ouvertement avec les jihadistes et offrent une tribune à leurs idéologues. Au cœur même du monde musulman, la mosquée de La Mecque, lieu sacré entre tous. C'est la voix religieuse de l'Arabie saoudite, et son imam est nommé par le pouvoir. En juin 2015, celui-ci appelle explicitement à la destruction des juifs, des chiites et des chrétiens.

    "Victoire à nos frères jihadistes"

    "Ô Allah, nous te demandons d'accorder victoire, puissance et triomphe à nos frères jihadistes au Yémen, au Levant (Syrie) et en Irak. Ô Dieu, accorde-leur la victoire sur les chiites athées, sur les traîtres juifs et sur les chrétiens haineux." 

    Une invocation typique de la doctrine salafiste, qui "s'oppose aussi bien à la démocratie qu'au chiisme", souligne l'ancien responsable de la DGSE Alain Chouet, et un rappel des "discours ahurissants" sur les juifs que tiennent encore les manuels saoudiens, selon l'historienne Jacqueline Chabbi.

    Extrait de "13-Novembre : ce que nous n'avons pas su voir", un document diffusé dans "Envoyé spécial" le 3 novembre 2016.

    source https://www.francetvinfo.fr/societe/religion/video-en-2015-un-preche-de-haine-a-la-mosquee-de-la-mecque_1904423.html

     

     

     

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  • Migrations camerounaises et sorcellerie en France

    Revue européenne desmigrations internationales

    Migrations camerounaises et sorcellerie en France

    Sophie Bouly de LesdainCiter ce document / Cite this document :Bouly de Lesdain Sophie. Migrations camerounaises et sorcellerie en France. In: Revue européenne des migrationsinternationales, vol. 10, n°3,1994. CERPAA CERPOD ORSTOM – Migrations africaines. pp. 153-174;doi : https://doi.org/10.3406/remi.1994.1430https://www.persee.fr/doc/remi_0765-0752_1994_num_10_3_1430Fichier pdf généré le 20/04/2018

     

    Migration camerounaise et sorcellerie165 De une réticence à avoir recours à une pratique dont l'efficacité, mais aussi les conséquences à long terme, ne font nul doute. La démarche qui consiste à faire fléchir en sa faveur le cours normal de la vie et à s'attirer l'amour d'un homme malgré lui est reprehensible, mais la réprobation semble tenir tant au prix à payer qu'au principe de l'action. L'entourage va jusqu'à soupçonner les ascendants d'avoir pactisé avec les forces occultes afin que la progéniture puisse partir en Europe, par exemple en trouvant un conjoint blanc. La maladie d'un parent du migrant, soit foudroyante, soit au contraire progressive, fera alors office de preuve. LA SORCELLERIE COMME « CAUSE » DE L'EMIGRATION La référence aux pratiques occultes pour expliquer les conditions de départ intervient de manière plus concrète, lorsque l'individu fuit la menace d'une action. Dans le nord du Cameroun, une jeune femme peul éprouvait un amour immodéré pour un homme, au point que sa seule absence lui donnait des palpitations cardiaques ; dans le même temps, le prétendant l'emmenait chez un marabout sous prétexte de la protéger contre les éventuelles attaques dont les enfants issus de mariages polygamiques situation dans laquelle se trouvait la jeune femme , seraient souvent l'objet. Sa famille, trouvant étrange cet amour, et surtout ses manifestations immodérées, eut des suspicions sur la finalité réelle des prestations du marabout. En conséquence, elle décide d'envoyer la jeune fille poursuivre un stage de formation en France, afin de mettre une distance entre la jeune fille et les sources d'action occulte. La crainte de la sorcellerie comme facteur explicatif de la migration, voilà qui est inédit ! Le cas de Béatrice (Bamiléké) est plus complexe : elle tente un retour au pays elle retrouve un ami d'enfance avec lequel elle sympathise, mais lorsqu'elle se trouve enceinte, la femme légitime du galant présente l'alternative en ces termes : l'infidèle ou la maîtresse va mourir si la jeune femme reste. Béatrice repart immédiatement en France (1988), mais quelques années plus tard (1994), son amant veut la rejoindre et commet l'imprudence d'en avertir sa légitime. Il meurt empoisonné avant d'avoir pu mettre son projet à exécution. (CF. Fisiy et P. Geschiere signalent que les « affaires de cœur » portées devant le tribunal de Bertoua concernaient souvent des meurtres de conjoints par empoisonnement). Ainsi, l'action maléfique intervient comme facteur explicatif du départ et du non-départ. Nous abordons ici la question du retour au pays d'origine, une fois le séjour en France achevé. LE RETOUR, UN AUTRE PASSAGE Au retour, le migrant est considéré comme étant particulièrement sujet aux actions maléfiques, et donc dans une situation de fragilité. Le postulat est que le migrant est a priori en proie aux actions maléfiques, et donc que le séjour en Europe est de nature à provoquer les jalousies, motif premier de l'action sorcière, nous rappelle que le pouvoir maléfique est inopérant par-delà les mers. 166Sophie BOULY DE LESDAIN RÉUSSITE À L'ÉTRANGER ET RETOUR Le passage, symbolique et réel, a des effets transformateurs sur celui qui l'effectue ; aussi, apparaît-il dangereux car supposant un état de transition, avant que le statut de l'individu soit redéfini (A. Van Gennep, éd. 1969). Pour l'entourage resté au pays, les études, qui motivent souvent le départ pour l'étranger, doivent garantir une ascension sociale, comme cela a été le cas pour les élites étatiques et administratives actuellement en place ; mais le séjour en France ne permet pas toujours d'obtenir la situation professionnelle, et donc économique et sociale, escomptée. Constatant l'absence de transformation de la situation sociale du migrant, l'entourage se fait moqueur. Le migrant attribue alors ses déboires à l'hostilité de l'entourage et il est alors face à une alternative : réduire au minimum les relations avec l'entourage, ou s'assurer des protections. Le premier choix correspond à la séparation, qui est une forme de prévention, le deuxième aux rites positifs (volonté d'acte : distribution de cadeaux) et négatifs (interdiction de manger certains plats...) de protection. Les femmes n'ayant pas pris à temps les mesures de protection préconisées par l'entourage attribuent à une action extérieure les problèmes de santé, l'échec professionnel ou scolaire des enfants. Dans ce dernier cas, l'action se porte sur les descendants des personnes visées, et implique donc plusieurs générations. Question : Et au retour ? Réponse : « (...) Du côté de la vie familiale, nous n'avions pas énormément de contacts avec nos cousins, les voisins, et les gens de la famille élargie. Question : Pourquoi ? Réponse : Je pense que c'est une option que mes parents ont prise, ma mère surtout, de ne pas permettre des contacts fréquents avec les autres (...). Il y a des trucs pas nets, donc pour nous préserver de cela, ma mère n'a jamais tenu à ce que les contacts soient effrénés avec les autres (...) parce que c'est une tendance générale et parce que nous étions scolairement parlant assez avancés par rapport aux autres, c'était une raison de plus (...) a priori, que ce soit fondé ou pas, on se dit que ses enfants sont exposés, on se le dit a priori. Et quand en plus tu as une raison complémentaire de l 'être, tu te protèges. Question : Et vous avez eu des histoires ? Réponse : Nous avons eu des trucs louches. Disons qu'il y a eu dans la famille certains échecs malgré tout, qui ont pu être, à cette époque-là, expliqués par des actes de sorcellerie. Il y a eu notamment le cas de l'une de mes soeurs qui pendant qu'elle rédigeait à un examen s'est endormie et n'a pas pu passer l'épreuve (...)». (Garoua, le 11-10-94, Nicole Bamiléké, 35 ans, mariée, deux enfants, a fait deux séjours en France, l'un avec sa famille jusqu'à l'adolescence, l'autre pour y poursuivre des études supérieures). Migration camerounaise et sorcellerie167 Plus loin l'origine des suspicions se fait plus claire, et souligne la nécessité de situer l'événement dans un contexte : Question : Qu'a dit la famille lors de ton départ ? Réponse : « (...) dans la famille, bon, il faut dire qu'à la mort de mon père il y a eu une sorte de scission entre nous, ma mère et ses enfants d'une part, et la famille de mon père d'autre part. Tu sais que théoriquement nous appartenons à la famille de mon père, et encore, comme tu le sais, une mort n'est jamais innocente, et d'où provenait cette mort ? Qui l 'avait tué ? Question : En plus il avait un poste important. Réponse : Une réussite sociale brillante qui suscitait les jalousies, d'autant plus qu'il était le seul dans la famille, comme ça se passe souvent ici, il y a des tas de disparités comme ça. (...) Mon père a eu la possibilité de faire des études et a réussi. Quand ce genre de trucs arrive, chacun se jette la pierre, c'est la femme, non ce sont les frères, ce qui fait que ma mère a pris la décision sans consulter les autres membres de la famille ». La référence à la sorcellerie fait intervenir trois événements à deux stades du parcours migratoire : la mort du père à son retour de France, l'option prise est la rupture avec la branche paternelle d'Ego d'où proviendrait l'action, ce qui suscite une deuxième action, l'échec de la sœur à ses examens ; les processus décisionnels pour le départ d'un des enfants ne sont alors pas respectés. Les rapports de forces sont rétroactivement dévoilés par l'histoire, ce qui implique de considérer simultanément l'évolution de la situation et la réaction des individus et des groupes que cette évolution met en cause (7) ; mais surtout, le cas permet d'appréhender le thème du changement social, auquel participe la migration. La scolarisation introduit de nouveaux critères de valorisation et de positionnement dans le groupe qui s'ajoutent à l'autorité des aînés et au pouvoir. Dans ce contexte, la référence à la sorcellerie permet de rappeler son appartenance au groupe à celui qui connaît une ascension sociale. Ainsi, l'acquis intellectuel est un mode d'accès à la classe enviée des administrateurs civils. Dans les esprits la migration, ou plutôt ce qu'elle représente, suscite l'action maléfique. « Alors un jour, il (son mari) rentre du boulot vers 18 h, il me dit « je sens comme une barrière dans la tête, je n'arrive plus à réfléchir ». (...) on lui donne deux semaines de repos et ça ne va toujours pas. Ces affaires de guérisseurs, je n'y croyais pas. Mais je t'assure que ça existe ». (Marie, 23-11-93, Yaounde, Ewondo par sa mère, père inconnu). 168Sophie BOULY DE LESDAIN L'homme commence à boire, ce qui n'aurait pas été dans ses habitudes ; et enfin, il disparaît, une nuit, puis plusieurs jours consécutifs, il ne se change plus, ne se lave plus. Marie surprend une conversation et apprend ainsi qu'on aurait « mis quelque chose dans le verre » de son mari. Un des oncles paternels et le frère aîné de la victime passent aux aveux et dénoncent un collègue de travail du mari d'Ego. La jalousie serait le motif de l'action Pour eux, pourquoi lui a et eux non, voilà ! il faut le détruire, il faut le détruire pour le plaisir, // n 'a rien à gagner ») ; mais dans le premier cas, le lien familial avec la victime suppose qu'une redistribution aurait pu prévenir l'action, tandis que dans le second, l'idée de dépossession transparaît plus clairement. Dans leur étude des liens entre l'État et la sorcellerie dans le sud-est du Cameroun, CF. Fisiy et P. Geschière (1990) signalent que les actions occultes portées devant la Cour de Justice tentent de freiner la prospérité d' autrui, ou se ciblent sur les éléments collectifs de développement. Notre observation va dans ce sens : celui qui « évolue », pour reprendre un terme fréquemment utilisé par les Camerounais, rend jaloux, et tout sera fait pour le limiter dans ses entreprises. Les élites sont obligatoirement visées, ou encore, se sentent visées. Le migrant, à qui la migration permet en principe une ascension sociale, doit anticiper la menace par des envois de cadeaux en biens ou en argent lors des événements importants de la vie du groupe resté au pays, et lors des séjours de vacances. PARTIR ET REDISTRIBUER Les mésaventures d'un de nos interlocuteurs venu au pays pour se marier illustrent le contrôle social exercé sur le migrant à travers l'action occulte. Les festivités approchent, et, à cette occasion, il achète des poules qui disparaissent pour réapparaître une fois les cérémonies achevées. Son jeune frère apporte une réponse : « Tu vas faire manger les gens de la ville, oubliant le village, et maintenant tu t'étonnes de ce qui t' arrive ! ». La référence au village, notre interlocuteur ne vit plus depuis l'adolescence, rappelle des origines auxquelles l'individu doit rester attaché. La terminologie de dévoration évoque une conception mercantile des richesses, qui conçoit la possession des uns par la dépossession des autres. L'action dans la sphère occulte vient alors expliquer les inégalités de richesses. Le système de la sorcellerie devient un mode d'égalisation par redistribution : pour se dédouaner des soupçons sur l'origine des biens, l'individu redistribue ; mais alors, le système se reproduit : en étant généreux l'individu fournit la preuve de sa richesse et donc de la possession d'un principe occulte de pouvoir (M. Rowlands, J.P. Warnier, 1988). La migration est intégrée à ce schéma : le déplacement a pour condition préalable la richesse, et, par définition, doit en apporter de nouvelles. Si c'est le cas, les soupçons pèsent sur les moyens utilisés, et si ce n'est pas le cas, c'est bien la preuve que le migrant a fait l'objet d'une attaque. Mais il ne suffit pas de redistribuer pour prévenir les actions maléfiques, la redistribution devant tenir compte des rapports de force au sein du groupe dont fait partie le migrant. Migration camerounaise et sorcellerie169 Question : Quels sont les événements marquants de votre vie ? Réponse : « L'événement qui m'a marqué le plus c'est que j'avais un jeune frère parti en France trois ans avant moi (...)• Nous sommes de même père mais de mère différente. (...) En 1980 nous avons décidé de revenir pour les vacances tous les deux, on a fait des petits cadeaux (...). A ma mère il avait fait un très beau cadeau, un sac, et à sa mère il avait gardé un parapluie. Alors sa mère lui dit : « Oh ! Mon fils ! Tu as fait un beau cadeau à l'autre maman et à moi mon cadeau ne me plaît pas ». Il est venu me dire « voilà la réflexion que ma mère me fait, mais moi j'ai plus d'estime pour ta maman parce que grâce à elle j'ai réussi les études » (...). Je suis partie (en France), j'ai dit au revoir pour que le samedi ma tante m'apprenne qu'il est mort, que je ne reverrai plus, je ne suis pas revenue ». (Yaounde, le 29-10-93, Pauline, Bamiléké, mariée, au chômage). Une autopsie révèle la cause du décès : mort par poison. La mère de Pauline sera accusée d'avoir été jalouse de la réussite du fils de sa co-épouse et donc d'être à l'origine du crime. Elle s'en défendit, faisant remarquer qu'elle bénéficiait de cette réussite, et n'avait donc pas de mobile. Pour Pauline, la mère naturelle du garçon se vengea d'avoir des cadeaux de moindre importance que sa co-épouse en tuant son propre fils et en faisant accuser sa rivale. La sorcellerie permet de maintenir un statu quo sur le conflit latent ; mais ce conflit peut dépasser le migrant qui devient l'intermédiaire à travers qui les conflits sont révélés. Dans l'idéal, les protagonistes ont un intérêt commun à maintenir une relation de dépendance mutuelle, les uns pour bénéficier de l'ascension et des succès du migrant et affirmer sa dépendance par rapport au groupe, les autres pour se prémunir contre les attaques, se dédouaner des soupçons qui pèsent sur quiconque connaît une réussite, et faire preuve d'une prodigalité socialement valorisée. CE QU'EXPRIME LE DISCOURS DE LA SORCELLERIE L'étude des représentations ayant trait à l'occulte a pour intérêt de mettre à jour la nature des relations que le migrant entretient avec les différents groupes dont il fait partie, et avec lesquels il est en contact. Par ailleurs, le thème nous a permis d'aborder celui plus général de l'acculturation. Les motifs énoncés du recours aux forces occultes dépendent de la place du locuteur : pour l'entourage resté au Cameroun, l'action dans le monde de la nuit peut expliquer comment l'individu parvint à s'attirer la chance qui lui permit d'aller en Europe ; pour la migrante, c'est la jalousie de l'entourage, et donc le motif de l'action, qui explique sa malchance. Le pourquoi permet alors de désigner l'origine. Dans le contexte de la société française, la confession du coupable présumé et la poursuite devant les tribunaux sont exclues ; en conséquence, le discours de l'occulte exprime plus qu 'il ne régule les tensions. 170Sophie BOULY DE LESDAIN La fonction protectrice des mers suppose que l'action se déroule dans un espace concret défini. En conséquence, le manquement aux droits et aux devoirs familiaux sera rarement la cause de l'action. Néanmoins, le risque encouru sur le sol français et la difficulté à trouver en France un guérisseur digne de confiance laisse envisager un séjour dans l'espace d'origine qui, comme le retour définitif, doit être anticipé par une redistribution (matérielle) respectant des hiérarchies traditionnelles. En revanche, les affaires de sorcellerie au retour impliquent des membres de la famille ou des collègues de travail dans un contexte l'anonymat n'existe pas, et rappellent le motif premier du séjour en France : apporter un plus et donc favoriser une ascension sociale. Si la référence à la sorcellerie est fréquente lorsqu'il est fait mention du retour, c'est bien qu'il se déroule dans un contexte social tendu. Les symptômes qui atteignent le migrant ou ses descendants révèlent le motif de conflit : la réussite intellectuelle, c'est-à-dire le moyen d'acquérir une situation professionnelle. Dans le même temps, les personnes parties en France afin d'y poursuivre leurs études ne trouvent pas toujours à leur retour une situation professionnelle à la hauteur de leurs espérances ; et la menace d'une action souligne la période de transition dans laquelle elles se trouvent, mais aussi que l'acquis obtenu en Occident est précaire. Les systèmes de représentations de l'action maléfique intègrent les situations nouvelles, comme l'atteste la sorcellerie de VEkong (E. Ardener, 1970). Dans le cas présent ce n'est pas la migration en elle-même qui suscite l'action, mais ce qu'elle représente : ascension sociale présumée, jalousie suscitée, chance obtenue... L'adaptation de la représentation à un contexte mouvant laisse envisager qu'un jour peut être une conception des groupes, et des relations qui les lient et les délient, laissera envisager que le groupe puisse agir par-delà les mers. Jusque dans les années qui ont suivi l'indépendance, pour les colons et les nouvelles élites Camerounaises, la sorcellerie représentait l'obscurantisme des temps anciens, et à ce titre, était vouée à disparaître avec la modernité, ce qui ne fut pas le cas, bien au contraire. Aujourd'hui la loi Camerounaise prévoit des peines de prison et des amendes pour toutes personnes se livrant à des actes de sorcellerie, de magie ou de divination portant, atteinte à autrui. De même, chez les migrants, il semblerait que la référence à la sphère occulte n'ait pas de liens avec l'âge de départ, la durée de séjour et le niveau d'études. Les affaires de sorcellerie constituent en repère identitaire. Nos interlocuteurs n'envisagent pas que les Français aient leurs propres croyances, et donc des pratiques en la matière exception faite des Français ayant séjourné en Afrique. Les Français seraient trop rationnels pour avoir recours à ce type de démarches, en conséquence il ne peut y avoir d'attaqués faute d'attaquants. Chez les migrants, l'absence de référence à la sorcellerie ne signifie pas qu'il y ait acculturation : la référence à la sorcellerie n'est pas systématique au Cameroun, et, quel que soit l'espace considéré, le discours de la sorcellerie est une reconstruction a posteriori des causes du mal. Seule la méconnaissance des causes qui peuvent a priori expliquer le mal ressort de l'acculturation. L'intervention d'un tiers assurant une fonction de relais dans l'interprétation, et entre le patient et le professionnel de la guérison, se révèle alors centrale. S'ils partagent la conception extérieure du mal, des individus d'origine autre que le migrant peuvent tenir ce rôle. Migration camerounaise et sorcellerie Dans la situation de migration, le processus de reconstruction des causes du mal plonge dans un espace particulier, l'espace de l'Afrique, ce qui permet de se reconnaître d'une culture ; par ailleurs, il suppose que le migrant maintienne un lien avec l'espace d'origine, que ce lien soit réel, comme lorsqu'il s'agit de poursuivre un traitement au pays, ou psychologique. En définitive, la référence à l'occulte établit un lien à l'intérieur et entre les espaces dans lesquels le migrant évolue. Les Camerounais se distinguent des autres groupes étrangers en provenance des pays du Sud par le motif initialement estudiantin du séjour en France, et donc par un niveau d'étude élevé et une maîtrise de la langue française. Dans un contexte d'immigration, la volonté de s'affirmer comme les représentants de l'Afrique Moderne, par opposition aux immigrés travailleurs, cohabite avec une référence à l'occulte que nos interlocuteurs attribuent aux Africains, et qui devient alors affaire privée par rapport à la société d'accueil. La référence à la sphère occulte crée une unité culturelle la diversité des origines ethniques, religieuses et sociales impose la distinction. Ainsi, le discours de l'action maléfique, et à travers lui du conflit, met en forme la communauté africaine à Paris. 172Sophie BOULY DE LESDAIN Notes et références bibliographiques (1)Octobre à décembre 1993, mission ORSTOM financée par le département Sud, hébergement à Yaounde chez F. et C. Bâillon ORSTOM, et à Garoua chez J.M. Macé-River Blindness Foundation. (2)Un premier séjour dans le Sud du Cameroun de juillet à novembre 1990, lors d'un stage ORSTOM- CNRS (équipe d'Anthropologie Alimentaire), a été l'occasion d'aborder ce thème : « Le lien mère-enfant chez les Mvae du Sud Cameroun : alimentation et sorcellerie », mémoire de DEA, 1992, Paris V - René- Descartes, sous la direction de J. Warnier. (3)Forme de protection. (4)Conformément au souhait des personnes qui ont participé à l'enquête, les prénoms des interlocutrices et interlocuteurs ont été modifiés. (5)La terminologie classificatoire (Radcliffe-Brown, A.R. Forde (D.), 1953, Lévi-Strauss (C), 1973) s'étend à l'entourage amical, et assigne une position dans le système de parenté en fonction des critères d'âge et de sexe, sans qu'il y ait lien de consanguinité ou d'alliance. (6)Boîte de nuit de la capitale, Yaounde. (7)Nous faisons référence à la logique de l'événement énoncée par M. Auge (Auge (M.), Herzlich (C), (eds.), 1984). ARDENER (E.). « Witchcraft, Economy and the Continuity of Beliefs », in Douglas (M.), (éd.), Witchraft, Confessions and Accusations, London, Tavistock Publications, pp. 141-160, 1970. AUGÉ (M.), HERZLICH (C), (eds.). Le sens du mal. Anthropologie, histoire, sociologie de la maladie, Paris, éd. Archives Contemporaines, collection « Ordres Sociaux », 1984. BAYART (J.F.), (rééd. de 1979). L'État au Cameroun, Paris, Presses de la fondation nationale des sciences politiques, 1985. BAYART (J.F.). L'État en Afrique : la politique du ventre, Paris, Fayart, 1989. EVANS-PRITCHARD (E.E.). Sorcellerie, oracles et magie chez les Azandé, Paris, Gallimard, 1973. FAVRET-SAADA (J.). Les mots, la mort, les sorts, Paris, éd. Gallimard-NRF, Bibliothèque des Sciences Humaines, 1977. FISIY (CF.), GESCHIERE (P.). « Judges and Witches, or How is the State to Deal with Withcraft », in Cahiers d'Études africaines, 118, XXX-2, : 135-156, 1990. GLOBET (F), GUILLON (M.). « Les marabouts- voyants africains à Paris : un aspect marginal de l'immigration », Espace, Populations, Sociétés, II, : 141-145, 1983. HANNERZ (U.). (édition originale 1980). Explorer la ville, Paris, Les Éditions de Minuit, 1983. KUCZYNSKI (L.). « C'est secret et discret. Des marabouts africains à Paris », in Gutwirth (J.), (ss. la direct, de), Chemins de la ville. Enquêtes ethnologiques, Paris, éd. du C.T.H.S., 1987. LABURTHE-TOLRA (Ph.). Initiations et sociétés secrètes au Cameroun. Les mystères de la nuit, Paris, Karthala, 1985. LAPLANTINE (F), (rééd. de 1986). Anthropologie de la maladie, Paris, Payot, 1992. LÉVI-STRAUSS (C). « Réflexions sur l'atome de parenté », in l'Homme, 13-31, : 5-30, 1973. MALLART-GUIMERA (L.). Ni dos, ni ventre, Paris, Société d'Ethnographie, 1981. NATHAN (T.). L'influence qui guérit, Paris, Odile Jacob, 1994. ORTIGUES (M.C.) et (E.), éd. de 1984, Œdipe africain, Paris, L'Harmattan. Migration camerounaise et sorcellerie173 PARK (R.E.). L'école de Chicago. Naissance de l'écologie urbaine, Paris, éd. du Champs urbain, 1979. PRADELLES DE LATOUR (Ch.-H.). Etnopsychanalyse en pays bamiléké, Paris, EPEL, 1991. RADCLIFFE-BROWN (A.R.), FORDE (D.). Systèmes familiaux et matrimoniaux en Afrique, Paris, P.U.F., 1953. ROSNY (de) (E.). Les yeux de ma chèvre, Paris, Pion, (éd. 1981). ROSNY (de) (E.). L'Afrique des guérisons, Paris, Karthala, 1992. ROWLANDS (M.), WARMER (J.P.); « Sorcery, power and the modern state in Cameroon », in Man, vol. 23, n°l : 118-132, 1988. VAN GENNEP (A.), (rééd. de 1909), Les rites de passage, Paris, Mouton et Maison des Sciences de l'Homme, 1969. Sophie BOULY DE LESDAIN Migrations camerounaises et sorcellerie en France Sophie BOULY DE LESDAIN A notre connaissance, les anthopologues qui ont étudié les phénomènes de sorcellerie n 'ont pas abordé le thème des relations entre la sorcellerie et la migration. Chez les migrants camerounais vivant à Paris, le discours de la sorcellerie intervient aux différentes étapes du parcours migratoire, mais il engage des relations sociales variables selon l'espace considéré. Notre analyse souligne en quoi les Camerounais interprètent la migration en terme de contrôle de l'usage des forces occultes. Ce faisant, nous démontrons l'existence d'une ethnogénèse qui transcende la diversité des origines ethniques et sociales, tant au Cameroun, que les migrants considèrent comme un champ de pouvoir, qu'en France, le discours de l'action maléfique met en forme une communauté africaine. Cameroonese Migrations and Sorcery in France Sophie BOULY DE LESDAIN As far as we know, anthropologists specialized in sorcery have never studied the relationships between sorcery and migration. Cameroonese living in Paris refer to sorcery at different stages of their migration, but different types of social relationships are involved depending on whether France or Cameroon are considered. We show that Cameroonese analyse migration in terms of the control of the use of magic forces. We therefore demonstrate that beyond the ethnic and social diversity of Cameroon, sorcery is a means of power in Cameroon and a value which contributes to the strenghening of African identity in France. Migraciones camerunesas y brujeria en Francia Sophie BOULY DE LESDAIN Segun lo que sabemos, los antropolôlogos que han estudiado los fenômenos de brujeria no han abordado el tema de las relaciones entre la brujeria y la migraciôn. Los emigrantes cameruneses que viven en Paris se refieren a la brujeria en las diferentes eta- pas del recorrido migatorio, envolviendo relaciones sociales variables segûn el espacio considerado. Nuestro anâlisis muestra como los Cameruneses interpretan la imigraciôn en términos de control del uso de las fuerzas ocultas. De esta manera, demostramos la existencia de una etnogénesis que trasciende la diversidad de los origenes étnicos y sociales, tanto en Camerûn, considerado por los emigrantes como un campo de poder como en Francia, donde el discurso de la acciôn malefica pone en forma una comunidad africana

    source https://www.persee.fr/docAsPDF/remi_0765-0752_1994_num_10_3_1430.pdf

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  • INTERDIRE LE CORAN ET L’ISLAM EN EUROPE

    L’Islam n’a pas de place dans une société libre car l’Islam est liberticide.

     

    Discours d’Alain Wagner, au nom de L’International Civil Liberties Alliance (ICLA), lors de la manifestation du 2 décembre à Bruxelles organisée par M. Modrikamen du Parti Populaire. A l’heure où la Belgique vit une crise institutionnelle grave, en voyant des élus d’un parti antidémocratique promouvant la charia entrer officiellement dans la vie politique du pays, les premiers défenseurs de droits de l’Homme et de la Démocratie font entendre leur voix. L’ICLA se devait d’être présente pour briser le silence assourdissant de la société belge et Européenne.

    Les citoyennes et citoyens doivent exiger l’interdiction du Coran et de l’Islam en France et en Europe.

    Le Coran entre dans la catégorie des ouvrages qui peuvent être condamnés selon la Loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse, article 23, article 24, puisque les textes du Coran incitent à la violence et ont eu pour conséquences de nombreux attentats meurtriers et de la discrimination envers les femmes et les non-musulmans.

    Le Coran peut être aussi condamné selon la Loi 90-615 du 13 juillet 1990 qui réprime tout acte raciste, antisémite, xénophobe, toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation ou une religion.
    Non seulement l’État n’assure pas le respect de la loi, mais en autorisant et favorisant les activités islamiques en France l’État se rend coupable de violation de la loi,  puisque le Coran et l’Islam sont antisémites, considèrent les femmes et les non-musulmans comme des sous-êtres humains, ordonnent de tuer les juifs, les chrétiens et tous ceux qui s’opposent à Allah et son messager. En autorisant et favorisant les activités islamiques en France, l’État se rend coupable de violation de la loi, puisque l’ordre public est perturbé et la sécurité des citoyens est menacée par la violence recommandée dans le Coran et les autres textes de l’Islam.

    Jonathan Sandler, 30 ans, ses fils Arieh et Gabriel, 5 et 4 ans, Myriam Monsonego, 8 ans, sont des victimes du Coran. “Les juifs disent «Uzayr est fils de Dieu » et les chrétiens disent « Christ est fils de Dieu », telle est leur parole provenant de leur bouche. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu’Allah les anéantisse !Coran, 9-30

    Autres victimes du Coran : Alep,  des civils massacrés aux cris de “Allah Akbar – Des enfants musulmans kamikazes sacrifiés pour Allah.  –  Chrétiens massacrés au Nigéria. Les victimes du Coran sont diverses et nombreuses. Les victimes du Coran sont non-musulmanes et musulmanes. Le Coran est nuisible à l’Humanité.

     

    Documentaire présentant les ouvrages de charia de l’Institut du Monde Arabe : Djihad contre les mécréants, assomer les moines, tuer les Juifs, lapider les fornicateurs, couper les tètes des apostats, violer les femmes captives issues du butin de guerre, la conversion ou la mort, interdiction d’édifier des églises, interdiction de faire sonner les cloches. L’islam classique en livres !

    Les textes de l’islam incitent à la haine et à la violence à l’égard des non-musulmans. Une telle incitation disqualifie l’islam en tant que religion et doit faire lever l’immunité constitutionnelle dont bénéficient ses activités.

    La défense des citoyens et des institutions passe par la surveillance et l’interdiction des activités islamiques sur le territoire.

    La Cour Européenne des Droits de l’Homme à Strasbourg le 13 février 2003 a jugé que la Charia était incompatible avec les principes démocratiques. Chaque pays européen doit respecter le jugement de cette cour. La Charia est l’Islam, donc chaque pays européen doit interdire l’Islam sur son territoire dès maintenant. Les musulmans qui souhaitent vivre selon les lois de l’Islam et de la Charia sont libres de quitter l’Europe. Seuls les musulmans qui vivent selon les lois du pays d’accueil et totalement hors des lois de la Charia doivent pouvoir rester en Europe.

    La Liberté guidant le peuple, 28 juillet 1830 – Eugène Delacroix – Musée du Louvre

    À lire :  La Liberté guidera le peuple   –   Conférence Internationale pour la Liberté d’Expression et les droits de l’Homme.

     

    Alain Wagner de l’ICLA – International Civil Liberties Alliance – démontre  la dangerosité de la Déclaration du Caire des droits de l’Homme en Islam, au cours de l’Human Dimension Implementation Meeting organisé par l’OSCE – Organisation de la Sécurité et de la Coopération en Europe – Varsovie, 2 octobre 2012.

    Le Coran sans le voile: Une lecture non-croyante du Coran

    Chapitre I La loi du plus fort est la mère du Coran.
    Chapitre II Mohammed al-Lah, sorcier et homme lâche.
    Chapitre III Un fanatisme construit sur la peur.
    Chapitre IV Les vierges au Paradis des assassins
    Chapitre V Le régent sanguinaire
    Chapitre VI Le dieu créateur sert une machine de guerre
    Chapitre VII Mahomet aux tribus juives de Medine: la conversion ou bien ma terreur
    Chapitre VIII Mahomet-al-Lah, raciste, suprémaciste
    Chapitre IX Le décalogue tronqué des bandits
    Chapitre X La propagande prépare la purification ethnique

    Chapitre XI Le culte de la nation arabe
    Chapitre XII Le brigandage comme religion
    Chapitre XIII Al-Lah-le-Brigand impose la loi du silence
    Chapitre XIV La pieuse guerre injuste et fratricide

    Chapitre XV Les zombies d’al-Lah n’aiment pas la vie
    Chapitre XVI La fourberie légitimée

    Source : http://taghout.blogspot.fr/

     

     

     

    Four Stages of Islamic Conquest

    Nous, citoyens attachés à la démocratie et aux droits de l’homme.

    Nous dénonçons la propagande de la « religion de paix ».

    Nous dénonçons l’auto-censure des médias et les lois qui interdisent l’information critique sur les religions.

    Nous exigeons la liberté d’expression et le droit de dire la vérité sur l’islam.

    Nous réalisons que la communauté musulmane mène une guerre de conquête à l’égard des non-musulmans depuis sa création.

    Nous réalisons que cette guerre est considérée comme un devoir religieux pour les musulmans et qu’elle est inséparable de la religion.

    Nous réalisons que l’islam prône l’usage de tous les moyens possibles dans cette guerre, y compris la dissimulation, les menaces et intimidations, les assassinats et la terreur.

    Nous réalisons que l’islam n’est pas une simple religion mais aussi et inséparablement un projet politique de nature totalitaire.

    Nous réalisons que le projet politique de l’islam est inscrit dans ses textes sacrés ainsi que dans leur interprétation traditionnelle et ne peut être réformé.

    Nous jugeons que les textes sacrés de l’islam ainsi que leur interprétation traditionnelle réalisent une incitation à la haine et à la violence à l’égard des non-musulmans.

    Nous jugeons qu’une telle incitation disqualifie l’islam en tant que religion et doit faire lever l’immunité constitutionnelle dont bénéficient ses activités.

    Nous estimons que la défense des citoyens et des institutions passe par la surveillance, l’encadrement, la restriction ou l’interdiction des activités islamiques sur le territoire.

    Nous estimons qu’une attitude de fermeté et de non-concession à l’étranger est nécessaire pour défendre les valeurs de la démocratie.

    Athéisme : L’Homme debout   –   Le Taghout

    Que faire contre l’islamisation ?

    DIFFUSEZ  POUR  INFORMER !

    – 20 Janvier 2015, A NOTER : Il y a quelques jours, cette page affichait plus de huit mille comptes FaceBook diffusant la demande d’interdiction du Coran et de l’Islam… Cela ne convient pas à certains, car aujourd’hui le compteur est à zéro.

    – 24 Avril 2015,  A NOTER :  Hier, les quatre mille relais FaceBook ont été dépassés. En trois mois seulement, cette page a été relayée plus de quatre mille fois. Merci à vous. Ce website reçoit de nombreuses insultes et menaces de toutes sortes. Tant qu’il est en ligne, DIFFUSEZ l’information aux habitants de votre ville et de votre département, DIFFUSEZ aux maires, aux députés et sénateurs pour exiger l’interdiction du Coran et des mosquées en France.

    source https://unmondesansislam.wordpress.com/interdire-le-coran-et-lislam-en-europe/comment-page-1/

     

    La guerre a déjà commencé dans toutes les banlieues d’Europe. Les classes populaires sont au front de cette guerre. Nombreux sont ceux qui s’exilent dès qu’ils le peuvent. ceux qui restent sont courageux comme Marie-Neige Sardin ou bien ils s’inclinent en bons dhimmis.

     

     

     

     

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  • Les crimes pédophiles en ’Asie et l’Afrique

    Les crimes pédophiles concernent également l’Asie et l’Afrique", encore souvent oubliés alors que de nombreux prêtres ont abusé d’enfants en toute impunité.

    En Afrique du Sud par exemple, 35 cas d’abus sexuels par des prêtres ont été recensés par l’Eglise catholique depuis 2003 et seuls sept ont fait l’objet d’une enquête policière, selon La Croix. Les agressions sexuelles commises par des prêtres en Afrique "sont des choses dont on ne parle absolument pas", livre au quotidien le père Bernard Ugeux, missionnaire en République démocratique du Congo.

    "Que les abus soient perpétrés en famille, à l’école ou dans la paroisse, on évite systématiquement les procès. Il y a un très grand respect du prêtre, qui représente une figure presque sacrée, ce qui empêche la remise en question", affirme-t-il.

    "Institution hypocrite"

    La chape de plomb persiste également en Asie, où très peu de plaintes pour abus sexuels sur mineurs commis par des membres du clergé ont été rapportées. Cela tient notamment au fait que la communauté catholique est minime dans les pays asiatiques par rapport au nombre d’hindouistes, bouddhistes, taoïstes et musulmans. Mais aux Philippines, au contraire, plus de 80% des habitants sont catholiques. Toutefois, peu d’affaires émergent. Fin décembre 2018, le président Rodrigo Duterte n'a pourtant pas hésité à présenter l'Eglise comme "l'institution la plus hypocrite" affirmant que ses camarades de classe et lui avaient été victimes d'agression sexuelle en confession. Mais l’épiscopat refuse de porter devant la justice les agressions sexuelles sur mineurs.

    Des efforts sont toutefois impulsés pour libérer la parole. Dans le Kerala, au sud de l’Inde, l’Eglise fait preuve de fermeté depuis la révélation de l’affaire impliquant Mgr Franco Mulakkal, ancien évêque de Jalandhar (au nord de l’Inde) relevé de ses fonctions en 2018. Il est accusé d'avoir violé une religieuse treize fois entre 2014 et 2016. Le 16 février dernier, un prêtre catholique a également été condamné à 20 ans de prison par un tribunal de l'Etat du Kerala, reconnu coupable d'avoir violé une collégienne.

    "La vérité nous libérera"

    En conséquence, le Conseil des évêques catholiques du Kerala (KCBC) a établi, dans le quotidien The Indian Express du 6 février cité par La Croix, plusieurs directives à destination des paroisses. Le KCBC prévoit notamment "l’obligation de signaler aux autorités civiles tous les cas de violences sexuelles sur mineurs et adultes vulnérables, de coopérer dans les enquêtes judiciaires et d’éviter tout contact physique inapproprié avec des mineurs".

    "L'Eglise est très loin d'avoir arrêté l'épidémie", regrette toutefois Anne Barrett Doyle, co-directrice de BishopAccountability.org - une banque de données publique américaine documentant les enquêtes sur les prêtres soupçonnés de crimes sexuels.

    Elle dresse un portrait peu flatteur de l'action des épiscopats des plus grands pays catholiques, du Brésil, en passant par le Mexique, la Colombie, les Philippines ou le Congo. Reste que, "convoquer la direction de l'Eglise à Rome est en soi un message très important", plaide Mgr Scicluna, qui annonce "un jour nouveau en matière de transparence". L'archevêque maltais mise beaucoup sur la troisième et dernière journée de réflexion de ce sommet inédit, consacrée à la transparence. Et de conclure: "Nous devons nous confronter aux faits, car seule la vérité nous libérera."

    source https://www.bfmtv.com/international/pedophilie-dans-l-eglise-les-ravages-de-l-omerta-en-afrique-et-en-asie-1637181.html

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